« Tu as tout pour être heureuse »

Fleur décorative

Ou, au masculin : « Tu as tout pour être heureux »…

Hé oui, c’est vrai. parfois dans la vie on a tout, vraiment tout pour être heureux… et cependant on ne se sent pas heureux. Et même parfois on se sent même extrêmement malheureux. Mais on ne peut pas confier, en parler autour de nous parce que nous savons déjà ce que notre entourage va nous dire : « Mais… tu as tout pour être heureux »…

Et c’est pourtant la réalité. C’est merveilleux, nous avons enfin…

  • …donné naissance à ce magnifique bébé
  • …obtenu cette promotion pour laquelle nous avons tant travaillé
  • …déménagé dans cette maison splendide qui nous faisait tant rêver
  • …eu la chance de découvrir ce pays étranger qui nous fascinait tant

(Je vous laisse cocher les phrases qui vous ressemblent…) 😉

Oui, nous avons obtenu ce que nous voulions et nous n’en sommes pas plus heureux. Voire même, étrangement, nous sommes moins heureux qu’avant. Mais évidemment, il est hors de question de l’avouer à notre entourage qui ne cesser de nous répéter que nous « devrions être content, depuis le temps qu’on attendait cela… »

Oui, nous l’attendions, nous le voulions, et maintenant nous avons ce pour quoi nous avons tant lutté et… nous sommes comme déçus…

Rassurez-vous, c’est normal. C’est parfaitement normal. Cela s’appelle du « stress d’adaptation ». Et même si l’événement est « positif », le stress demeure, et vous devez vous adapter à la nouvelle situation.

Mais du fait que l’événement était attendu avec impatience, il est rare que nous nous autorisions à « ne pas être » heureux quand il arrive. Le pire provient quand vous confiez votre détresse à votre entourage qui vous crie sa jalousie au visage : « On dirait bien que tu n’es jamais content(e) », « Je ne comprends pas ce qu’il te faut… » et l’éternel « Mais… tu as tout pour être heureux ».

Ce rejet, cette négation de notre mal-être est peut-être pire que tout, et les jeunes accouchées le savent bien, elles qui sont des victimes de cible pour la terrible « dépression post-partum ».

L’arrivée d’un enfant, un déménagement, une nouvelle maison, pire, un nouveau pays, tout cela est anxiogène. Cela peut avoir été attendu avec joie, n’empêche qu’il vous faudra du temps pour vous y adapter. Et plus vous refuserez d’accepter qu’au début il est possible que ce changement ne vous plonge pas dans le bonheur, plus vous aurez du mal à vous adapter à la situation… et à retrouver le bonheur.

Alors je le répète : tout changement est anxiogène. Tout changement est facteur d’anxiété. Mais c’est normal. Juste normal.

Cela ira mieux plus tard, promis. 😊

Amicalement,

Joy

PS : je ne suis pas concernée par cet article en ce moment, merci de votre sollicitude. Je vais très bien et je suis très heureuse… 😊

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