La trahison vécue par Steve Jobs

A l’affût de vidéos instructives sur le site ted.com (que j’ai déjà eu l’occasion de présenter dans cet article, dans celui-là et encore dans celui-là), je choisis une vidéo dont le titre me plaît : « How to live before you die » (Comment vivre avant de mourir).
(Pour ceux et celles qui voudraient la regarder, je rappelle qu’il y a des sous-titres, au moins en anglais)
L’orateur est présenté comme étant le fondateur d’Apple et de Pixar. Apple ? Ah, bah oui, tiens… c’est Steve Jobs. J’avais démarré la vidéo sans regarder qui présentait. Et Apple, je connais. Je connais et j’utilise ses produits. Mais je n’avais encore jamais visionné ni lu de documents au sujet de l’un des fondateurs d’Apple. Je visionne donc la vidéo avec une curiosité accrue : le thème m’intéresse, l’orateur aussi.
Le discours est superbe, Steve Jobs présente avec brio des sujets qui me sont chers :
- Combien il est important de croire en quelque chose, au moins en soi
- Combien il est important d’aimer ce qu’on fait
- Combien il est important de se souvenir que nous allons mourir un jour pour oser « vivre » sa vie
Pour illustrer le deuxième point, il explique notamment comment, après avoir créé la firme Apple à partir de rien avec son cofondateur, tous deux ont su développer leur affaire et employer, quelques années plus tard, 4000 collaborateurs, dont l’un d’eux, embauché pour les épauler à la Direction. Et c’est ce dernier qui a finalement organisé un putsch dont la conséquence fut… le licenciement de Steve Jobs !…
L’un des fondateurs d’origine ! Licencié !… Allez, hop, dehors ! 😉
Et, comme Steve Jobs le souligne : « très publiquement ». Inutile de cacher sa honte : tous ceux qui s’intéressaient au sujet l’ont su, évidemment.
Histoire de ne pas déchaîner les passions, je précise de suite que je ne fais que transcrire les propos de l’intéressé dans la vidéo. Qui a raison qui a tort, à mon humble niveau, je m’en fiche un peu, moi j’écris un blog sur le bonheur et la seule chose qui m’intéresse ici c’est la trahison qu’a vécue Steve Jobs et comment il a su en tirer partie.
Je parle de trahison car j’imagine qu’il a ressenti cette éviction à la tête de sa société comme une trahison. Il s’est donné sans compter pour la réussite de son projet, de son « bébé », et il a été licencié. C’est un événement qui ne peut qu’ébranler celui ou celle qui le vit. Et Steve Jobs l’indique : pendant plusieurs mois, il ne savait plus quoi faire. Il semble avoir traversé une période noire, une « traversée du désert ». Je suppose qu’il a dû avoir des envies de vengeance, des envies de mettre les bâtons dans les roues de ses ex-partenaires. C’est normal, c’est humain comme réaction. Je suppose qu’il en a voulu aussi aux autres, pas seulement à l’auteur du putsch mais aussi aux autres, à ceux qui s’étaient ligués contre lui, à ceux qui l’avaient limogé, ou encore à ceux qui ne l’avaient pas assez soutenu ou ceux qui s’étaient réfugiés dans la neutralité pour ne pas avoir à choisir…
Mais, par chance pour nous (et surtout pour moi qui adore tant les dessins animés de qualité), il s’est rappelé qu’il aimait ce qu’il faisait et c’est ainsi qu’il a créé une autre société, puis Pixar, la célèbre société connue pour la grande qualité de ses films d’animation. Au lieu de s’enliser dans la rancune, la dépression ou la vengeance, il a privilégié l’amour de ce qu’il aimait faire. En résumé, il a préféré « lutter pour » que « lutter contre« … 😉
Et c’est ainsi qu’il s’est relevé et a pu, d’un « échec », d’une terrible trahison, rencontrer à nouveau le succès.
J’aime cette phrase qu’il prononce dans son discours : « I had been rejected but I was still in love » (J’avais été rejeté mais j’aimais toujours (sous-entendu : ce que je faisais, mon travail)).
Cet événement de sa vie m’interpelle car j’y vois le moyen de pallier aux souffrances que nous traversons tous face à une trahison, origine de tant de dépressions. Ce n’est pas facile, évidemment, de transformer ainsi un écueil en succès, mais je pense que le simple fait de reconsidérer les épreuves de notre vie en « potentiel tremplin » pour rebondir encore plus haut peut aider à avancer.
Et ne pas rester bloqué(e) sur une trahison est important pour le bonheur car il est difficile, voire impossible, d’être heureux quand nous sommes coincés dans des « points de blocages ».
Voici donc un réflexe intéressant pour augmenter notre capacité au bonheur : devant toute difficulté, et si nous nous autorisions à la considérer comme un « potentiel point positif » ? Peut-être que cela nous permettrait de rester plus serein et de chercher à envisager toutes les opportunités qui s’offrent à nous ? 😊
Amicalement,
Joy
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