Je marche

Peut-être est-ce la faute aux hormones mais en ce moment je ne me sens pas toujours super bien.
Alors ce soir, j’ai décidé de randonner.
Mais de randonner en ville.
Je vais me joindre à l’une de ces randonnées urbaines qui commencent à pulluler dans plusieurs grandes villes de France. Des organisateurs (soyez-en remerciés !) prennent le temps de définir un parcours, de le tester, de déclarer aux autorités compétentes leur projet et invitent qui veut gratuitement à se joindre à cette randonnée qui réunit parfois plusieurs centaines de personnes.
Autour de moi, personne n’a souhaité m’accompagner et je me sens encore plus seule.
Sauf qu’en marchant parmi des centaines d’autres, la solitude se noie et nous sommes plusieurs à marcher seuls… en groupe.
Je pourrais même lier connaissance, mais je suis fatiguée et je n’en ai pas l’envie. Je me contente de sourire aux personnes qui me lancent parfois, parce que je suis à côté d’eux en ce moment et qu’ils veulent faire partager leur trait d’esprit avec quelqu’un.
« Ca ne doit pas être facile pour ces amoureux, des centaines de personnes qui longent le petit coin discret où ils pensaient être tranquilles ! » me dit ce monsieur quand nous passons en effet près d’un petit parc sombre où un couple d’amoureux nous regarde passer avec consternation.
Je souris. Mais je ne réponds rien car je suis fatiguée et je me sens déprimée.
L’avantage de marcher à plusieurs, même si vous ne connaissez pas les autres, c’est que vous pouvez écouter des bribes de conversations. J’apprends ainsi que « L’Aveyron est un endroit superbe » et que tel monsieur a déjà parcouru 326 randonnées urbaines.
Et puis quand ceux qui vous devancent et vous suivent sont silencieux, vous vous retrouvez seul(e) avec vos pensées.
Et comme justement je ne suis pas super en forme, c’est idéal pour examiner mes pensées… et vérifier si la marche permet réellement de ne pas déprimer.
Et de fait, mes pensées sont plutôt tristes en ce début de randonnée. Elles volètent comme des papillons sombres au-dessus de ma tête en me susurrant des choses désagréables.
Et je marche.
Je marche.
Je marche encore.
Ce n’est pas fatigant, le rythme est doux, mais je marche quand même.
Petit à petit, mes pensées commencent à redevenir plus joyeuses…
Et à la fin de la randonnée, je me sens pleine d’énergie et je peux presque dire que la joie est revenue…
Sans compter la fierté de noter que ce jour-là, au lieu des 7500 pas nécessaires, j’en ai fait plus de 18 000… 😊
Amicalement, Joy
Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :
Bienvenue !… Vous êtes sur le blog “joy369”, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 1400 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de laisser un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper “joy369” dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… 😉

