Qu’est-ce qui est dans ma zone d’impact ?

Claudine angoisse et ne trouve pas le sommeil : sa fille est partie à la maternité et est sur le point d’accoucher. Elle stresse. Et si l’accouchement se passait mal ?
Pierre s’inquiète : est-ce que son enfant passe un examen scolaire en ce moment : le réussira-t-il ?
Nous avons tous milles et une raison de nous auto-torturer avec des pensées négatives : nous nous inquiétons pour nous, pour nos proches, pour l’avenir, parfois même au sujet du passé…
Et pourtant, avons-nous toujours un pouvoir sur le sujet de nos inquiétudes ?
Si ce sont nos enfants qui sont confrontés à un événement, que pouvons-nous faire ?…
De nombreux professionnels du Développement Personnel insistent sur la distinction entre notre « zone d’impact » et sur le reste, et ils nous engagent à bien définir ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous.
Par exemple, la fille de Claudine accouche, certes, mais si Claudine n’est pas médecin, sage-femme ou près d’elle à ce moment, que peut-elle faire pour faciliter cet accouchement ? Rien. Strictement rien.
L’accouchement de la fille se situe hors de sa zone d’impact. Elle n’a aucun rôle à y jouer donc cela ne sert à rien de s’inquiéter.
Idem pour Pierre et l’examen de son enfant : si son enfant est en train de passer l’examen scolaire, c’est trop tard, il n’y a plus rien à faire. Et s’angoisser ne servira à rien.
Si Claudine et Pierre se rendent malades à tant s’inquiéter, ils ne seront d’aucune utilité à leurs enfants. Mais peut-être qu’au fond ce n’est pas leur objectif, peut-être que la vraie raison qui les poussent à dire à leur entourage « Voyez comme je m’inquiète » est ailleurs.
En effet, de nombreuses personnes confondent « amour » et « inquiétude ». En montrant leur stress, Pierre et Claudine cherchent peut-être à s’afficher comme « de bons parents aimants »…
Mais est-ce réellement de l’amour ?…
Non, je ne crois pas. Le véritable amour est ailleurs. L’inquiétude est en trop.
Un bon parent agira s’il le peut pour aider son enfant, mais il ne peut agir que si l’élément perturbateur est dans sa zone d’impact. Il ne peut rien faire si ce n’est pas dans sa zone d’impact.
Claudine pouvait rassurer sa fille, lui enseigner des techniques de relaxation et l’assurer de sa confiance en elle avant son départ pour la maternité. Mais ensuite, une fois sa fille partie, elle ne peut plus rien. Alors l’inquiétude est inutile.
Idem pour Pierre, avant l’examen, il pouvait proposer son aide à son enfant et l’encourager, mais devant sa feuille, son enfant est seul et Pierre ne peut plus rien faire.
J’ai bien conscience que cet article pourra choquer certains de mes lecteurs mais j’en suis persuadée : savoir ce qui est dans sa zone d’impact et refuser de s’inquiéter pour ce qui n’est pas dans notre zone d’impact est essentiel. En agissant ainsi, nous nous ôtons un maximum de stress négatif.
Et, dans le cas présent, cela ne fait pas de nous de mauvais parents. 😉
Amicalement,
Joy
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