Faire le ménage par le vide

Fleur décorative

Envahis.

Nous sommes envahis.

Les sociétés de consommation ont entraîné l’envahissement par les objets.

Dans les sociétés où il est rare de posséder des objets, parce que trop chers, parce qu’inaccessibles, le peu que les gens possèdent a une grande valeur. L’unique tee-shirt, l’unique louche, l’unique tasse.

Dans d’autres pays, au contraire, on a tout. Ou quasiment tout puisque les publicitaires nous trouverons bien d’autres objets à convoiter, je leur fais confiance.

Mais souvent, si vous perdez ou cassez une tasse, par exemple, ce n’est pas trop grave. Bien sûr, cela vous ennuie d’être maladroit(e). Peut-être même que vous serez malheureux car vous êtes attaché(e) à cette tasse pour une raison sentimentale. Ou que vous venez de vous l’offrir et qu’elle vous a coûté cher. Qu’importe. Mais au fond, ce n’est pas trop grave. Vous en avez d’autres ou la possibilité d’en obtenir une autre.

Personnellement, j’ai la chance d’être assez riche pour, quand quelqu’un casse une tasse chez moi, pouvoir me permettre d’avoir pour (bien souvent) seule réaction de m’inquiéter si la personne s’est blessée ou non. La tasse en soi n’a pas de valeur (sauf parfois sentimentale mais c’est idiot). Parce que j’en ai d’autres. Et parce que je pourrais aussi m’en acheter une nouvelle. Bon, pas tous les jours, mais cela dit je ne casse pas tous les jours la vaisselle non plus. 😉

Où est-ce que je veux en venir ?

A l’envahissement des objets et à la nécessité de s’en débarrasser. Nous craquons, nous achetons, nous empilons et pour finir nous sommes broyés, écrasés par ces objets qui nous encombrent.

Oui, mais… Comment faire le vide ? On ne va tout de même pas jeter quelque chose qui pourrait servir ?…

Ce n’est pas évident de trier, certes, mais quelques questions peuvent nous y aider.

Régulièrement, avant même d’acheter quoique ce soit, je m’interroge :

  • En ai-je réellement besoin ?
  • Est-ce, si cet objet se cassait, je rachèterai le même aussitôt ?
  • Est-ce que, si je devais partir faire le tour du monde en sac à dos, je l’emmènerais avec moi ?
  • Est-ce que, si je l’oubliais dans un placard, il me manquerait ?
  • Est-ce que je suis sentimentalement attachée à cet objet ?
  • Est-ce qu’il est difficile à retrouver ?
  • Est-ce qu’il ne serait pas bien mieux dans les mains d’autres personnes ? Des personnes qui en auraient réellement besoin, des personnes qui sauraient en faire un meilleur usage que moi ?
  • Est-ce que le but de cet objet n’est pas de circuler, d’être partagé ? (je pense notamment aux livres)
  • Est-ce que je ne connais pas une personne qui serait tellement heureuse de l’avoir ?

Donner est un énorme plaisir. Et par pitié, ôtez-vous de la tête qu’il ne faut donner que des objets neufs. Et si vous n’avez personne autour de vous à qui donner vos objets, il existe des sites web pour cela. Notamment http://donne.consoglobe.com/ par exemple.

Et qui sait, vous pourriez avoir de bonnes surprises ?

Personnellement j’ai rencontré des personnes charmantes, qui sont venues chercher des objets dont je me débarrassais et qui m’ont offert parfois un bouquet de fleurs, parfois les croissants du petit déjeuner, ou tout simplement leur joie à l’idée de devenir propriétaire de ce que je leur donnais.

Et puis, de la même façon que nos goûts amoureux sont différents, nos goûts pour les objets sont également différents. Ce que les autres jettent peut symboliser pour vous un trésor inestimable.

Ne sous-estimez pas le bonheur que vous pouvez offrir autour de vous en vous débarrassant de vos objets en trop.

Et permettez-moi de paraphraser un proverbe cité par mon auteur préféré Dale Carnegie : en offrant une rose, il reste toujours de son parfum sur la main qui la donne…

Alors osons éparpiller nos objets autour de nous… et faisons le ménage par le vide ! 😉

Amicalement,

Joy