Se mettre au service d’Autrui…

Fleur décorative

Je trouve toujours très amusant de retrouver les mêmes idées chez plusieurs auteurs. Et là, alors que je commence la lecture d’un livre de Wayne W. Dyer, l’un de mes auteurs favoris pour l’excellent « Vos zones erronées » (que je vous recommande chaudement et sur lequel je compte écrire plusieurs articles), voici que je retrouve encore une fois un principe que je venais de trouver à la fois dans le livre du Dalaï-lama récemment terminé et dans celui des chroniques de David Servan-Schreiber (encore un de mes auteurs favoris).

Se mettre au service d’autrui.

Les 3 auteurs se rejoignent sur cette idée : notre bonheur dépend de nos relations avec Autrui et ceux qui sont le plus heureux sont ceux qui se mettent au service d’Autrui.

La chronique de David Servan-Schreiber m’avait déjà interpelée : il citait une étude montrant que, sur la fin de leur carrière, de nombreuses personnes se tournaient vers l’enseignement ou le coaching et qu’une enquête prouvait que les personnes les plus satisfaites de leur travail étaient celles dont le métier avait un lien avec Autrui dans le sens où leur métier permettait à Autrui d’aller mieux : pompiers, personnels soignants, enseignants, etc.

Attention, bien évidemment, il peut exister des particularités au sein de ces fonctions. Mais visiblement, si on a conscience de faire un métier qui nous permet de « rendre service » à Autrui, alors notre satisfaction au travail augmente.

Le Dalaï-lama aussi insiste sur l’importance d’être en relation avec les autres et d’agir pour la communauté et non pas par égoïsme.

Quant à Wayne W. Dyer, il indique qu’il est nécessaire de savoir pourquoi on vit, quel est le souffle vital qui nous fait vibrer, et il précise que ce but, différent pour chacun, doit obligatoirement avoir un lien avec autrui. Ce que nous faisons de mieux doit être fait « pour les autres ».

Un peintre et un orfèvre mettent leur art à disposition de leur public, de leurs clients, pour partager avec eux la beauté de leurs créations.

Un enseignant recherche généralement à partager sa passion pour sa matière envers ses élèves.

Et tout cela me ramène à l’histoire bien connue de ces hommes qui cassaient des pierres. Le premier était malheureux et quand on lui demandait ce qu’il faisait, il répondait qu’il ne faisait rien d’exceptionnel, qu’il cassait des pierres. Le second était vibrant de passion et répondait à la même question avec enthousiasme : « Je construis une cathédrale que tout un chacun admirera. »

Nous sommes tous reliés les uns aux autres. Je marche sur une route que d’autres ont construite, je mange une pomme qu’un autre a cueillie, qu’un autre a acheminé jusqu’à moi et qu’un troisième m’a vendue.

Et si c’était cela, l’un des secrets du bonheur ? Agir pour les autres ou, tout simplement, réaliser que ce que nous faisons, nous le faisons pour Autrui et pas uniquement « pour gagner de quoi manger ».

Et si réellement votre métier ne vous permet pas d’agir pour les autres, ou que vous n’ayez pas d’emploi en ce moment par exemple, réfléchissez à ce que vous faîtes par ailleurs pour Autrui.

Et soyez fiers de vous, de vos réalisations. 😊

Amicalement,

Joy