Chasseur de « papillons du bonheur »…

Fleur décorative

Avez-vous déjà remarqué combien les collectionneurs semblent avoir un « radar » supplémentaire par rapport à l’objet de leurs fantasmes ?…

Vous passiez sans faire attention mais eux l’avaient repéré dès le premier instant : le timbre rare, l’étiquette de vin, l’objet quelconque pour lequel ils ont une véritable passion.

Et, le plus surprenant, c’est que notre cerveau est d’une plasticité étonnante, ce qui nous permet à la fois d’avoir l’intelligence nécessaire pour apprendre de nouveaux éléments tout au long de notre vie, comme par exemple apprendre à être heureux, mais également à « obtenir » nous aussi un radar si les circonstance font qu’il devient important pour nous.

Comme cette jeune fille dont la mère s’était soudain prise de passion pour les cartes téléphoniques et qui, par amour filial, ne pouvait plus passer à côté d’une cabine téléphonique (ces vestiges d’un passé somme toutes assez récent) sans tourner la tête pour vérifier s’il n’y avait pas une carte abandonnée à l’intérieur.

Ce réflexe a été « appris », elle ne l’avait pas de naissance. C’est à cause de l’engouement de sa mère qu’elle s’est mise à « rechercher » activement ces fameuses cartes.

Et grâce à ce radar, elle enregistre plus facilement qu’une autre personne la présence de ces cartes…

Moi aussi, à ma façon, je suis collectionneuse.

Je collectionne des papillons éphémères et volages. Des petits papillons symboles de bonheur : les sourires et les éclats de rire.

Je découpe les images publicitaires avec de grands sourires, je recherche les photos de personnes souriantes, et quand je croise une personne qui sourit, je l’enregistre précieusement dans un coin de ma mémoire. Même si c’est un(e) inconnu(e). Qu’importe, l’essentiel est que le sourire soit vrai, que cette personne semble heureuse. Et son bonheur déteint un peu sur moi. Je me sens heureuse à la voir heureuse.

Nous faisons elle et moi partie de la même Humanité.

Collectionner les sourires me permet d’être plus vigilante aux sourires aperçus dans la rue, en public. Même s’ils sont souvent rares, je vais les capter et les conserver car instinctivement, mon cerveau a compris que c’est ce que je recherchais. Ce sont mes « papillons » à moi.

Des papillons de bonheur…

Alors s’il vous plaît, si vous me croisez dans la rue, offrez-moi le vôtre. 😉

Amicalement,

Joy