Se préparer au pire… pour mieux profiter de la vie


Certains me reprochent parfois de ne pas sauter en l’air, pleurer, m’énerver, hurler, et autres manifestations d’une personne normale sous stress…
En effet, souvent, je reste calme.
Insensible ? Non. Mais entraînée depuis des années, auto-entrainée devrais-je préciser.
Entraînée à gérer le stress.
Mon mentor en ce domaine se nomme Dale Carnegie. Auteur américain de plusieurs best-sellers, dont notamment du fameux « Comment dominer le stress et les soucis?« .
Œuvre extraordinaire que je vous recommande vivement.
Ce livre présente une quinzaine de principes, anecdotes à l’appui, pour apprendre à gérer son stress et ne plus en souffrir. En ce moment je le relis et je constate avec bonheur que certains de ses principes sont devenus des réflexes pour moi, et je m’aperçois que je peux encore m’améliorer pour d’autres… 😉
Le principe n°2, celui qui m’a le plus marquée et qui me sert de ligne de conduite, propose d’imaginer le pire et de s’y préparer.
Pour chaque situation stressante, il est utile de se rappeler les conséquences négatives. Au pire, que se passera-t-il ?
Et à chacun de réfléchir alors au niveau de stress acceptable… Ou, encore mieux, de s’y préparer et d’agir comme il le faut selon la situation.
Exemple : je n’ai plus Internet à la maison et quoique je fasse, l’opérateur m’indique que je vais devoir survivre une semaine sans Internet.
Horreur et damnation !… 😉
Je mets le smileys parce que si on réfléchit bien, et ce bien que nous soyons quasiment tous des drogués d’Internet, cette situation est loin d’être dramatique. Quelle est la pire des conséquences ? Ben je n’aurai pas Internet chez moi.
Dale Carnegie nous recommande ensuite de se préparer au pire puis d’en tirer parti. Quelles sont les solutions ? Hé bien, je pourrais trouver un autre moyen d’avoir Internet par exemple, acheter une clé 3G, aller dans un café qui propose du wifi… Ou bien carrément décider que ce sera « ma semaine sans Internet » et que je vais en profiter pour découvrir ou re-découvrir des activités diverses et variées qui ne nécessitent pas d’être connecté(e) à Internet.
Wahou ! Que d’idées !… Et en effet, quand les effets négatifs du stress s’estompent, la créativité revient.
Bon, ceci est un exemple de stress pas trop dur (mais c’est du vécu récemment…(rires)) mais je vous assure que cette méthode fonctionne quel que soit le degré de stress. Que ce soit pour une gêne passagère (plus d’Internet), une perte matérielle (« Tiens, mon appareil photo neuf qui m’a coûté une fortune est cassé »), ou un décès imminent…
Oui oui, même dans ce dernier cas cela fonctionne. Je ne dis pas que vous allez vibrer de joie à l’annonce d’un décès, je dis juste que, passée la période de déni, vous serez en état d’assumer cette nouvelle et de chercher à « tirer parti » du pire. En l’occurrence de dire « je t’aime » à la personne qui se meurt… et aux autres. Pour mieux profiter de la vie, tout simplement. D’apprécier la caresse du vent et la douceur des brins d’herbes sous vos doigts…
J’aurais l’occasion d’en reparler.
En attendant, n’oubliez pas le principe clé de Dale Carnegie. En situation de stress :
1/ Anticipez le pire
2/ Préparez-vous à accepter le pire
3/ Tirez parti du pire
C’est un entraînement. Qui vaut le coup.
Juré.
Amicalement,
Joy

