Savoir se ménager pour manager…

Fleur décorative

J’ai récupéré un livre qui s’intitule « Le self-management », écrit par Alain Labruffe. Je le commence à peine mais le titre du premier chapitre me plaît : « Se ménager pour manager ».

Et l’auteur explique combien un chef d’équipe peut faire de tort s’il n’est pas serein lui-même, ce qui est parfois extrêmement difficile avec la pression de sa Direction, les multiples tâches, les clients, les fournisseurs et les délais à gérer.

Et pourtant, c’est évident qu’un manager stressé peut faire du tort, énormément de tort.

Car dans de nombreuses organisations, le « chef », le « patron », a une influence énorme sur ses employés, une influence qui n’est pas loin de ressembler parfois à l’influence qu’exerce malgré eux des parents sur leurs enfants.

Et autant il est facile de « briser » des enfants quand on est parent, autant un manager peut blesser et heurter ses collaborateurs. Le moindre mot sans ménagement peut être perçu comme une agression, et si l’autoritarisme a été longtemps la donne pour le management, grâce au ciel cette mentalité change.

Et s’il y a un obstacle au bonheur dans le monde professionnel, c’est souvent cela : nos relations avec nos pairs, qu’ils soient nos chefs, nos collègues ou nos subalternes, voire nos clients ou nos fournisseurs.

Les conflits proviennent parfois des personnalités difficiles de certains, des différences entre nos valeurs, l’absence de respect de l’autre souvent, mais également de notre stress. Fatigués, épuisés, nous supportons moins bien les petites gênes du quotidien. Une remarque, pas forcément négative, est aussitôt considérée comme telle. Et c’est l’engrenage. Je réponds agressivement car je me sens agressée et l’Autre contre-attaque… Et ça dégénère…

Pour peu que les interlocuteurs soient rancuniers, et c’est parti pour des mois voire des années de rancœur, de haine, de coups bas.

Et tout cela pourrait être évité… si on apprenait à se ménager.

Comment faire ?… En prenant des vacances déjà. Combien de burn-out seraient évités si les salariés se reposaient un peu ?… « Oui, mais je suis indispensable. » Vous connaissez l’adage : « Des indispensables, il y en a plein dans le cimetière »… Et malheureusement, c’est vrai. Une fois que vous aurez été victime d’un accident cardiovasculaire, votre Société se débrouillera bien sans vous. Et n’attendez pas que votre Direction bien aimée se déplace jusqu’au lieu de votre enterrement… ce n’est pas garanti du tout.

Ensuite, que faire pour se ménager ? Les méthodes habituelles : se relaxer, respirer par le ventre, faire du sport, dormir suffisamment… et j’ajouterais « avoir d’autres activités que votre travail ».

Ouvrir son esprit à d’autres choses, c’est à la fois enrichir son existence et pouvoir facilement réaliser, en cas de coup dur par exemple, qu’il y a « d’autres choses qui comptent »…

Ce ne sont pas les possibilités de loisirs qui manquent, faites votre choix ! 😊

Le sujet de la souffrance au travail est vaste, j’aurai l’occasion d’y revenir, mais n’oublions pas qu’aujourd’hui travail ne signifie plus obligatoirement « instrument de torture ». Travailler peut être un épanouissement, il suffit juste de se ménager, surtout si on est manager !…

Amicalement,

Joy