Prévenir son entourage de son humeur

Daniel Goleman a inventé une expression, il y a déjà plusieurs années de cela : l’intelligence émotionnelle. Deux livres ont été publiés en français sur ce sujet, écrits par cet auteur. Je les ai lus à l’époque de leur parution et, si le thème me passionne, j’avoue ne les avoir jamais relus car l’écriture de ce monsieur n’est pas vraiment motivante…
Mais le thème de l’intelligence émotionnelle est en soi géniale. Ceci explique notamment pourquoi certains vont « réussir dans la vie » avec une intelligence académique moyenne tandis que d’autres échoueront malgré un intellect brillant.
Autre point intéressant : il est toujours possible, à n’importe quel âge, de s’améliorer en intelligence émotionnelle. Cela rejoint les théories sur la plasticité de notre cerveau : nous pouvons toujours nous améliorer, y compris sur ce qui concerne l’apprentissage du bonheur.
Ce n’est pas une bonne nouvelle, ça ? 😉
L’élément essentiel qui m’avait le plus marquée lors de mes lectures des livres de Goleman consiste en la notation de ses propres émotions. Un exercice à réaliser régulièrement est le suivant : faire des « arrêts sur image » et s’interroger sur notre état émotionnel. Puis nous attribuer une note sur 10 et associer un adjectif.
Exemples :
- 10/10 Enthousiaste
- 08/10 Serein(e)
- 07/10 Dans l’expectative
- 06/10 Fatigué(e)
- 04/10 Malade
- 02/10 Extrêmement en colère
- 01/10 Au désespoir
- etc
J’aime beaucoup ce petit exercice rapide car il me permet de prendre conscience de mon état, et cela me permet également d’avertir mon entourage.
Si vous apprenez à réaliser « où vous en êtes » émotionnellement, vous serez plus à même de prévenir vos proches si cela ne va pas.
Un de mes amis, très susceptible, m’a un jour prévenue que le sujet (anodin) sur lequel je le taquinais était pour lui sensible et que si je continuais j’allais le vexer. J’ai aussitôt arrêté de le titiller sur ce thème.
De temps en temps, comme toute personne, je me sens au bord de l’épuisement. Je ressens très fort la fatigue et, dans ces cas-là, je deviens très vite impatiente et agressive. Le fait d’en prendre conscience me permet d’une part de m’isoler des personnes « pas trop proches » pour éviter de les agresser par manque de patience de ma part (et là, merci le télétravail !) 😊 … et d’autre part de prévenir mes proches de mon humeur, tout simplement.
« Ce soir, je suis très fatiguée, ce n’est pas le moment de me chercher des noises, parce que je sais que je vais très vite réagir et surtout très mal réagir… »
Après, c’est à votre entourage de se tenir coi. Mais vous, au moins, vous les avez prévenus. 😊
Amicalement,
Joy
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