Plus de Julien, moins de Béatrice !

Fleur décorative

Fidèle à mes principes, je fais tout ce que je peux pour être heureuse. Et de fait, je le suis. 😊

J’essaie de limiter tout ce qui pourrait nuire à mon bonheur, notamment en triant soigneusement mon carnet d’adresse. Cela passe, plus jeune, par le choix de mes partenaires amoureux (éliminés au moindre soupçon de violence (physique ou mentale), en évitant ceux qui ont une tendance à l’alcoolisme, au tabac, à la drogue, etc.) Réfléchissez : il ne vous faut qu’un compagnon de vie : pourquoi ne pas chercher le meilleur possible ? « Vous le méritez bien » comme vante la publicité.

Idem pour les amis, je choisis drastiquement et même si c’est triste, je n’hésite pas à m’éloigner de ceux et celles qui me rendent « moins heureuse ». Quitte à se retrouver plus tard, quand nous serons à nouveau en phase. 😊

Idem pour la famille, même topo. Exit la culpabilité idiote qui nous force à supporter des personnes irrespectueuses et loin de notre idéal.

Malheureusement, je ne peux pas toujours choisir avec qui je travaille, notamment mes clients. Or, en ce moment, il y a dans mon entourage une « Béatrice » insupportable. Une jeune femme très jolie qui a fait de brillantes études (merci Google l’espion !) et qui se sent supérieure aux autres de façon incroyable. Elle joue la « diva » en permanence, a un comportement hypocrite et menteur. Avec elle, il est impossible de savoir sur quel pied danser. C’est sourires par devant, accompagnés d’exigences incongrues, et plaintes et coup de couteaux par derrière. Sa jeunesse et son inexpérience la rendent d’autant plus dangereuse qu’elle n’a pas conscience de s’ôter des ressources essentielles en bannissant les plus expérimentés de mes collègues par caprice. Pour des peccadilles, elle organise des réunions au sommet et alerte toute la galerie de ses chefs.

Moi , pour l’instant, elle m’apprécie. Du moins c’est son retour par devant mais qu’en sais-je au juste ?… Je me méfie d’elle comme de la Peste. Et il m’a fallu beaucoup de maîtrise quand, à sa question : « Serez-vous un interlocuteur permanent auprès de mon équipe ? » je lui ai répondu sobrement que « Non, je n’interviens que ponctuellement ». Dans mes pensées, je formulais une réponse bien moins polie, du genre : « Hors de question, espèce de cinglée ! Si on me force à te côtoyer je démissionne !!! ».

Malheureusement, la nocivité de certaines personnes fait que, même si vous ne les voyez que ponctuellement, l’idée de les revoir bientôt vous hante et vous fait perdre votre faculté au bonheur. Vos pensées tournent en boucle et reviennent toujours au même sujet. Horreur !…

Et puis il y a Julien.

Julien et Béatrice ne se connaissent pas. Mais ce sont tous les deux mes clients. Je découvre donc Julien et c’est tout le contraire : bienveillant, positif, aimable, discret, sympathique. Il n’exige pas l’impossible, il s’adapte. Il ne tempête pas, ne fait pas d’esclandre, il comprend. Il est gentil, agréable, tellement que j’ai envie de lui donner plus, de lui faire plaisir.

Autant Béatrice me transforme en interlocuteur froid et distant, avec aucune envie de lui rendre des services, et je sais que je vais compter les heures auprès d’elle, autant Julien me donne envie de rester là, plus longtemps, à discuter avec lui.

Il est intéressant mais n’écrase pas les autres de son savoir, de ses expériences. Il est courageux et évoque brièvement sa double carrière totalement opposée, mais c’est avec douceur, humilité. Il ne se glose pas d’avoir eu le cran de changer de carrière du tout au tout pour vivre son rêve. Il n’en parle que parce que je lui demande des détails. Il ne « suppose » pas non plus que le monde entier rêve de lui ressembler (car ce n’est pas le cas : pour ma part, je vis déjà ma vie rêvée, modulo Béatrice) ; il expose les faits, sobrement.

Plusieurs fois, son comportement me porte à penser qu’avec cette façon de voir, il doit être heureux. Je le sais : j’ai la même. 😉

En le quittant, je me dis qu’il me fait penser à cet autre client, lecteur des « Quatre accords toltèques »… Je pense que Julien, même s’il ne me l’a pas dit, en fait partie. Il a cette grâce, ce détachement bienveillant.

Il me redonne confiance en l’humanité.

Et que cette humanité serait belle s’il y avait plus de Julien et moins de Béatrice !… 😊

Amicalement,

Joy

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