Lutter contre la dépression : les anti-dépresseurs

Fleur décorative

Vous êtes atteint de dépression ? Une personne que vous aimez est atteinte de dépression ? La question qui se pose souvent est la suivante : « Faut-il prendre ou non des anti-dépresseurs ? »

Je ne suis pas médecin, mais il me semble essentiel de distinguer tout d’abord s’il s’agit bien d’une dépression et non pas d’une simple déprime. L’indicateur qui va les différencier, c’est le temps. Votre docteur utilisera aussi un autre indicateur : l’envie de se supprimer. Même s’il vous connaît bien, il ne vous connaît pas aussi bien que vous vous connaissez vous-même et si vous lui faites comprendre que vous avez des idées de suicides parfois, il ne se posera pas trop de question et vous prescrira des antidépresseurs.

Je soupçonne parfois que c’est plus pour « assurer ses arrières », pour ne pas qu’on lui reproche quoique ce soit si vous vous suicidez en sortant de chez lui. Mais peut-être il y a-t-il une autre explication, je ne suis pas médecin, je le répète. 😊

Ce qu’il faut savoir, avec les anti-dépresseurs, c’est que leur action est lente. C’est à dire qu’ils n’agissent pas tout de suite. Il faudra plusieurs semaines pour constater leurs effets. Autrement dit, si vous êtes déprimés et non pas dépressifs, cela ne sert à rien de prendre ce genre de médicament car vous irez mieux d’ici qu’ils agissent. 😉

C’est pourquoi ces médicaments ne sont prescrits qu’en cas de réelle dépression.

Ensuite, certains d’entre eux peuvent (je crois) avoir un effet inverse, du moins au début, et rendre la personne qui les consomme encore plus triste et abattue. D’où l’intérêt d’être suivi(e) par un médecin de confiance régulièrement.

Enfin, ces médicaments ne doivent pas être arrêtés brutalement sous peine d’effets secondaires dramatiques (un petit saut par la fenêtre depuis le 5e étage, ça vous dit ?) 😉

Il faut les arrêter progressivement, et là encore, c’est le médecin qui vous conseillera.

Mais alors, les anti-dépresseurs, faut-il en prendre ou non?

Ce sera à votre médecin de juger. Mais prenez garde : si vous n’avez pas une dépression, cela ne servira à rien et pourrait vous faire du tort.

Par contre, si votre tristesse, votre manque d’envie, vos éventuels problèmes de sommeil ou d’appétit, vos soudaines crises de colère ou de larmes durent… il est possible que vous viviez une dépression.

Et là, c’est une maladie. Une maladie sérieuse mais guérissable. Et les médicaments qui la soignent s’appellent des anti-dépresseurs. 😊

(Note pour mes lecteurs du futur : cet article a été écrit en 2014, l’évolution des soins est si rapide que peut-être ce que j’écris sera obsolète dans quelques années, renseignez-vous). 😊

Donc voici ma position : après avoir été très « anti-ce genre de médicaments », j’ai écouté les personnes autour de moi qui avaient vécu une dépression et j’ai écouté leurs conseils. Un de mes amis, très « anti-médicaments », en a pris lors d’une période sombre de sa vie et je lui fais confiance quand il me dit que sans ces médicaments, il ne s’en serait peut-être pas sorti.

Alors je me suis rappelé de lui quand, quelques années plus tard, c’est moi qui me suis fait engloutir dans une dépression. Et grâce aux attentions de mon entourage et à leur soutien, j’ai trouvé le courage d’aller voir un médecin compétent. Quand ce dernier m’a prescrit des antidépresseurs, je ne les ai pas refusés (ce que j’aurais eu tendance à faire avant). Mais dans ma tête, il me restait un reste de volonté et le contrat pour moi était clair : j’acceptais cette aide mais de façon momentanée.

J’ai eu de la chance, j’ai pu me débarrasser rapidement de ces médicaments (en diminuant les doses conformément aux conseils de ce médecin).

Mais je les ai pris.

Et je ne le regrette pas. Tout comme je ne regretterai pas d’utiliser un plâtre si je devais me casser une jambe ou un bras. Pour moi c’est un moyen pour aller mieux, c’est tout. C’est à utiliser dans des cas précis. Mais je ne vois pas pourquoi les personnes dépressives s’en passeraient. Vous avez un moyen d’aller mieux. Trouvez le courage de consulter un médecin. Il peut vous aider.

L’Être Humain n’est pas né pour être malheureux.

Il ne faut pas rester « cliniquement triste ».

Amicalement,

Joy

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