Liberté, éducation et policiers

Fleur décorative

Les derniers jours ont été moroses. Je sors dehors me promener. Le soir arrive tout doucement. Les oiseaux chantent car le printemps est là.

Et je me réjouis intérieurement : « Quelle chance de pouvoir entendre les oiseaux ! »

Je marche dans les rues, vais d’un point A à un point B pour retrouver quelqu’un que j’aime en croisant des passants.

Je me sens bien.

Dans ma tête, les pensées suivantes m’assaillent :

- Quel bonheur de vivre dans un pays dans lequel on peut quitter ses êtres chers le matin en étant quasiment sûr de les retrouver vivantes le soir. (Et là j’ai eu une pensée pour ceux et celles pour qui (statistiquement il y en a forcément) ce ne sera pas le cas).

- Quelle chance de pouvoir marcher dans les rues sans craindre de me faire tuer, écraser sous une bombe ou tout simplement agresser.

- Quelle joie de pouvoir être libre dans la rue, seule, sans crainte quelque soit mon âge, mon sexe, la couleur de ma peau ou ma religion.

Ensuite, j’ai pensé à toutes les violences dont j’entends parler et dont se gavent les drogués de télévision en ce moment.

Car selon moi, si j’ai la chance de vivre dans un tel pays, c’est parce que c’est un pays de droits. Un pays dans lequel il y a des lois, que celles-ci sont appliquées, qu’il y a des policiers pour les faire appliquer et pour protéger la population en cas de non-respect par certains, et surtout qu’il y a des écoles et une éducation et un savoir-vivre ensemble qui y sont enseignés.

Et autant je pense (j’espère) que personne ne réfutera le bien-fondé de l’éducation et de la nécessité d’avoir des enseignants, autant en ce moment autour de moi j’ai des copines qui rejettent l’idée de « police », sous prétexte qu’il y a eu des violences.

Je ne le nie pas, il y a des abrutis partout.

Mais le rôle des policiers ne devrait pas être de terroriser (cela, c’est ce qu’il se passe dans les dictatures) mais bien de protéger.

Dans les attentats qui arrivent hélas de temps en temps, ce sont eux qui sont en première ligne.

Pourtant ils ont une famille, des enfants qui les attendent, des amis, des gens qui les aiment et qui s’inquiètent pour eux.

Tout en marchant dans ces rues, je pense à tout cela et je me dis, un brin amusée, qu’il y aurait des débats si certaines de mes amies les plus virulentes m’entendaient penser.

Mais c’est ma réalité : je marche sans crainte dans la rue et je remercie le Destin de m’avoir fait naître dans un pays où il y a des lois, des écoles… et des policiers.

Amicalement,

Joy

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