Le carnet de défunts

Voici un thème qui malheureusement est d’actualité, avec ses milliers de morts que compte la France suite à la crise sanitaire de Covid-19. Dire au revoir à nos défunts.
Nos défunts aimés. Nos proches qui sont décédés et qu’on ne reverra plus.
Je sais que le sujet est difficile et que dans la culture française, le sujet est tabou. Pourtant, cela fait partie de la « vie », de ce que nous allons vivre, avons déjà vécu pour certains d’entre nous et que nous vivrons encore tout au long de notre vie. Dire « au revoir », « je t’aime » voire parfois « je t’ai pardonné ».
Alors je sais que certains gonflent des ballons et les laissent s’échapper, allument des bougies ou se recueillent à l’église ou à l’autel. Tout cela, c’est parfait. Et si cela vous console, surtout n’hésitez pas. D’ailleurs il n’y a pas une méthode mieux que les autres. A chacun d’utiliser toutes les techniques qui vont lui permettre de soulager son chagrin.
Moi, comme pour tous les chagrins, j’aime écouter de la musique. Une musique triste et lancinante qui apaise. C’est une « liste de lecture » spécialement créée pour ces occasions, pour quand je suis triste.
Mais concernant le deuil, cela ne suffit pas.
Alors peut-être est-ce parce que j’ai des facilités avec l’écriture, mais ma méthode personnelle c’est d’écrire. J’ai un très joli carnet dédié à ma correspondance (à sens unique, évidemment) avec mes défunts chéris. Ceux que j’aime et qui sont morts, je leur écris.
Pas tous les jours, bien sûr, mais quand j’en ressens le besoin.
Je note la date, leur nom, prénom ou surnom en haut de la page et j’écris. J’écris ce que je voudrais leur dire mais que je ne peux plus dire car ils ne sont plus là pour m’écouter.
Je laisse couler les mots, les larmes aussi.
Je dis ce que je voudrais qu’ils entendent. Mon chagrin de ne plus pouvoir les tenir dans mes bras, ma tristesse de ne plus pouvoir échanger avec eux. Le vide qu’ils ont laissé, cette douleur qui parfois me reprend quand je pense à leur absence et le chagrin qui me prend parfois quand je réalise que je ne pourrais plus jamais échanger avec eux.
Souvent mes larmes coulent. Mais cela n’a aucune importance. Il faut laisser le chagrin s’en aller. Ces émotions de tristesse, nous devons les traverser, les vivre pour pouvoir passer à autre chose sans les bloquer en nous.
Écouter de la musique triste ou écrire me permet justement d’éviter d’éventuels blocages. Cela, c’est pour moi. Pour me soulager moi. Et si je crains que mes défunts aimés soient malheureux eux aussi, je prie pour eux. Je prie de ma manière maladroite et païenne. Je leur envoie mentalement des pensées d’amour et je me focalise sur ce qu’il peut leur arriver de mieux, là où ils sont.
Quand je referme le carnet de défunts, je laisse derrière moi mon chagrin…
Amicalement,
Joy
Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :
Bienvenue !… Vous êtes sur le blog “joy369”, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 1000 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de laisser un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper “joy369” dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… 😉
