Je ne sais pas culpabiliser

Oui, oui, vous avez bien lu : je ne sais pas culpabiliser.
Est-ce pour cela que je suis aussi heureuse ? Peut-être, je ne sais pas. Je ne peux pas comparer car j’ignore ce que signifie réellement, de ressentir de la culpabilité.
A vrai dire, j’ai pris conscience de l’existence d’un tel sentiment il y a peu de temps, en fréquentant quelques amies spécialistes en la matière.
Depuis, j’ai essayé d’en savoir plus, un peu comme les Vikings de la célèbre BD belge « Astérix chez les Normands » qui souhaitent apprendre à ressentir la peur… 😉
Alors je me suis renseignée, j’ai posé des questions, et j’ai observé.
Mon premier constat était que la culpabilité ne sert à rien. Pire : elle immobilise. Elle déprime et affaiblit la force vitale qui est en chacun de nous. Il faut dire que j’ai rencontré des champions en la matière. Je connais une amie qui va culpabiliser si, le jour où vous souhaitiez faire un pique-nique, il pleut.
Genre : « Oh la la, quel malheur, il pleut, et vous qui vouliez faire un pique-nique, c’est ma faute… »
Et moi je reste là à la regarder, des points d’interrogation plein la tête, cherchant vainement à comprendre quel est le lien de cause à effet entre les conditions météorologiques et cette personne… ???
Mon deuxième constat, c’est qu’elle est nocive non seulement pour la personne qui culpabilise, mais aussi pour son entourage. Et là je prends pour exemple tous ses enfants qui n’osent pas s’amuser en colonies de vacances ou en centre de loisirs car Papa et Maman les ont quittés avec un air larmoyant et un discours ambigü : « Essaie de bien t’amuser quand même, mon lapin… »
« Quand même » ?… Et pourquoi « quand même » ?…
Du fait de mes observations, je ne suis pas loin de conclure comme le Docteur House de la série américaine du même nom qui jugeait dans un épisode que la culpabilité n’était au fond que de l’égoïsme de personnes qui s’imaginent que le monde tourne autour d’eux… 😉
Et sincèrement, à quoi bon culpabiliser ? Si vous avez agit de telle manière à tel moment précis, c’est que vous pensiez, à ce moment-là et avec les données qui étaient à votre disposition à ce moment, que c’était la meilleure solution.
Si vous avez inscrit votre enfant en colonie de vacances, c’est que c’était la meilleure solution pour lui de s’occuper pendant l’été.
Alors laissez-le profiter pleinement de ses congés, et vous, de votre côté, oubliez cette désagréable sensation de culpabilité.
Culpabiliser ne sert à rien, qu’à vous rendre malheureux ainsi que votre entourage…
Alors hop ! Aux oubliettes la culpabilité !… 😊
Amicalement,
Joy
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