Dire ce qu’on ressent « soi »…

Fleur décorative

« Tu es encore en retard ! »

« Tu ne penses qu’à toi ! »

« Tu as encore oublié (le pain / notre anniversaire de mariage / etc (cochez la bonne case)… »

« Tu-tu-tu… »

Un auteur français dont j’ai beaucoup lu les ouvrages à une époque de ma vie, Jacques Salomé, décrit ce type de communication comme une communication « klaxon ». Le « tu » répétitif s’entendant à la longue par « tût-tût », l’expression consacrée pour définir le bruit d’un klaxon.

Et effectivement, entendre des reproches (car souvent ce genre de phrases sonne comme un reproche) à répétition finit par agresser comme le sont les automobilistes klaxonnés.

Il est plus sain dans une relation de bannir ce « tu » au maximum. Par quoi le remplacer ? Par « je », évidemment. En osant dire ce que vous pensez, ce que vous ressentez, vous, vous n’être plus dans l’agression mais dans l’explication de faits. Si vous évitez le ton plaintif, ce peut même être totalement factuel. Et donc neutre.

Exemples :

« Je me sens délaissé(e) quand tu arrives en retard ainsi. J’ai peur qu’il ne te soit arrivé quelque chose. »

« J’aimerais que tu prennes en compte mes besoins. »

« Je suis déçu(e) que tu ne te sois pas souvenu de (…) »

Si Autrui ne se sent pas agressé par votre ton ni par votre tournure de phrase, il sera plus enclin à écouter… et éventuellement à modifier son comportement.

Cela peut vous sembler déroutant, mais cette méthode fonctionne et amène plus de douceur dans notre monde.

Ensuite, quand vous serez expérimenté(e) avec cette méthode, moi qui suis très joueuse, je vous conseille de repérer les « tu tu tu » dans les conversations et de finir mentalement les phrases par des « tût tût tût » qui vous amuseront… et vous permettront de rester calme et serein(e) si ces injonctions vous sont adressées. 😉

…ce qui amènera forcément un « Tu ne m’écoutes jamais quand je parle ! » (rires)

Amicalement,

Joy