Un fratrie espacée… ou pas

Fleur décorative

Dans quel livre de développement personnel avais-je lu ce conseil ? Je me souviens que c’était un petit livre assez court et assez mal écrit, plebiscité par beaucoup mais qui m’avait laissée sur ma faim. « Les accords toltèques » ? Je ne crois pas. « La prophétie des Andes » peut-être… Bref, le seul élément que j’en avais retenu est celui-ci : l’auteur conseillait d’espacer les enfants de 8 ans.

Déjà, comme si la naissance d’un enfant se faisait comme une commande sur Internet… Car malheureusement certains ne choisissent pas le moment car ils ont toutes les peines du monde à enfanter. Tomber enceinte n’est pas aussi simple que dans les contes de fée, et encore moins mener une grossesse à terme.

Donc indiquer : « Faîtes un enfant tous les 8 ans », c’est un peu… comment dire ? Réducteur…

Si votre corps ne fait pas des enfants sur commande, le « programmer » que tous les 8 ans risque de vous faire passer à côté de la joie d’être parents…

Le conseil d’espacer de 8 ans se voulait bienveillant : c’était justement pour se consacrer exclusivement à cet enfant avant d’en faire un autre.

Mais est-ce un si bon conseil ?

Je connais un couple qui a effectivement 2 enfants avec cet écart d’âge. Je ne connais pas assez cette famille pour savoir comment se sent la fratrie ni si l’aîné a apprécié la venue d’un petit frère si longtemps après ni s’ils sont proches et intimes.

Ce que je sais par contre, c’est les liens forts et amicaux qui peuvent exister au travers d’une famille à la fratrie rapprochée en âge… ou au contraire la lutte incessante pour l’amour des parents, que la fratrie soit espacée ou rapprochée, et la facilité avec laquelle un enfant plus âgé peut blesser (physiquement ou psychologiquement) un frère ou une sœur bien plus petite.

On me parlait dernièrement d’un grand frère de 20 ans son aîné… A 20 ans on est adulte. Alors oui, un adulte n’est pas censé faire de mal à un nourrisson, certes, mais la jalousie parfois peut rendre les gens fous, surtout si c’est le modèle éducatif des parents qui comparent sans cesse les enfants les uns aux autres.

Et si, par chance, il n’y a pas de violence physique, qu’il est facile à un grand (ou une grande) de détruire à coups de petites phrases l’estime d’un ou d’une plus jeune.

Les parents ne sont pas toujours là pour protéger… Ou n’en sont pas toujours capables, accaparés par le quotidien ou par leurs problèmes de couple. Car des enfants malveillants reproduisent souvent ce qu’ils vivent et ce qu’ils voient des parents. Il suffit donc d’un parent éloigné de la bienveillance pour que toute la famille en pâtisse.

La question n’est donc pas d’espacer ou non les naissances (si on peut) mais de prendre le temps de travailler sur soi pour devenir quelqu’un de bienveillant… et de choisir avec soin son partenaire pour donner naissance à des enfants. 😊

Amicalement,

Joy

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