Trop de loisirs ?

Vidée.
Je me sens vidée.
Trop de choses à faire, trop de « contraintes ». Partout où se posent mes yeux, je pense à des tâches à effectuer. Ce livre emprunté à la bibliothèque que j’aimerais finir de lire, ce dessin inachevé, cet appareil photo qui n’attend que mon bon vouloir pour figer mes souvenirs, toutes ces chansons que j’aimerais écouter ou ré-écouter, ce gâteau que je comptais préparer…
Trop trop trop de choses !…
Et pourtant c’est le week-end, j’ai encore du temps devant moi.
Mais il y a trop de choses sur la liste de ce que j’aimerais faire. Comment m’en sortir ?…
Mon malaise provient d’une sensation de trop-plein. Un trop-plein de loisirs. Trop de possibilités me sont offertes. Étourdie par cette myriade d’opportunités, je ne sais plus par quoi commencer.
Quand mes grands-parents, voire mes parents, étaient jeunes, il y avait moins de loisirs, moins de temps également (on travaillait de plus nombreuses heures qu’aujourd’hui, et les activités obligatoires comme la cuisine et la lessive prenaient plus de temps sans four micro-ondes, surgelés et machine à laver)… et moins de stress.
Aujourd’hui, de merveilleux outils nous font gagner un maximum de temps (j’adôôôre mon Thermomix), mais nous sommes rongés par le stress.
Que celui qui n’a jamais fait passé une émission ou la lecture d’un bon roman avant la visite chez un copain me lance la première pierre. 😉
Car oui, même nos relations en prennent un coup. Et ne me dites pas que je suis la seule qui, mise en compétition contre « son émission fétiche », passe après auprès de sa mère ou de ses neveux (bon, ok, ils sont aussi mal élevés de ce côté-là… (rires))…
Bref, trop de choix stresse. Alors que faire ?
Laisser son intuition choisir…
Qu’avez-vous envie de faire, là, tout de suite, maintenant ?
Dormir ? Jouer aux dominos ? Vous allonger et imaginer comment serait votre appartement ou votre maison si le plafond était le plancher ?
Qu’importe. Faites ce que vous avez envie de faire. Et tant pis pour le reste. La Mort nous rattrapera bien assez vite, et peut-être que ce jour-là nous n’aurons pas fini notre roman et tant pis. Mais l’important c’est que d’ici là nous aurons fait ce que nous avions envie de faire. A chaque instant.
Il nous suffit juste de choisir en refusant de nous laisser polluer par « tout ce qui n’est pas fait ». Et qu’importe si le temps passe et si je n’ai pas fini de coudre la petite jupe que je comptais offrir pour l’anniversaire de cette fillette. Je la lui offrirai pour Noël, ou pour un jour sans occasion, qu’importe. L’essentiel est de s’amuser.
Et si vraiment vous n’êtes plus en état de décider par quel loisir « commencer », ce n’est pas grave.
Arrêtez tout et allez vous promener. Il pleut ? Ce n’est pas grave. Couvrez-vous et sortez quand même. Parfois il suffit d’un peu d’air frais pour retrouver ses esprits et sa capacité à décider.
Et de retour de la promenade, nous voici à nouveau sereins… et reconnaissants d’avoir la chance d’avoir du temps libre et autant de loisirs…
Amicalement,
Joy
