Prenez soin de votre poule aux oeufs d’or !


« Ma poule aux œufs d’or ? Je n’ai pas de poule aux œufs d’or ! »
Et si !… Je reprends ici le terme issu (je crois) du livre de Stephen Covey « Les sept habitudes des personnes hautement efficaces ».
Dans ce livre, (enfin, si c’est bien ce livre, je ne sais plus, je l’ai lu il y a 16 ans…) l’auteur rappelle l’histoire de ce couple très pauvre qui obtient un jour une poule très spéciale car elle pond chaque jour… un œuf en or. Très heureux, le couple sort peu à peu de la pauvreté avec cet œuf quotidien jusqu’à ce que leur impatience les incite à tuer la poule pour récupérer de suite l’or qui, pensent-ils, est caché à l’intérieur… Bien entendu, en tuant le précieux volatile, ils perdent également toute possibilité d’obtenir à nouveau de l’or…
La moralité est bien connue : il ne faut pas être impatient et chaque jour apportera un bénéfice. Ou un truc de ce genre, je ne sais plus trop quelle est la morale officielle de ce conte pour enfants. Ce qui m’intéresse ici, c’est l’analogie qu’en donne Stephen Covey. A savoir : la poule c’est nous, notre force de travail, notre corps, notre moral, notre niveau d’énergie.
Et qu’à force de trop tirer sur la corde, nous tuons nous aussi notre poule aux œufs d’or…
Je sais qu’un courant d’idées cherche à faire croire qu’il est urgent de travailler, travailler et travailler toujours plus, avec des horaires de travail élastiques et, s’il vous plaît, en ne prenant pas de vacances. Mais je pense que la valeur importante pour le travail est plus l’efficacité (voire même la créativité dans certains métiers) que le temps passé. Et puis, entre nous, il est fort possible d’utiliser notre temps à faire autre chose… 😉
Et je suis aussi certaine d’une chose : travailler toujours et encore n’augmente pas l’efficacité, n’en déplaise aux workalcoholics et autre warriors d’un autre siècle, et, surtout, travailler comme un fou ne rend pas heureux. Et non. C’est ainsi.
Le travail, s’il est choisi et aimé, peut être un facteur de confiance en soi et de plaisir, mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas, et quand bien même, trop de travail empêche d’être heureux.
Si j’en reviens à ma poule aux œufs d’or, c’est à vous de prendre soin de vous-mêmes. C’est à vous d’être vigilants. Sinon, le burn-out vous guette.
Alors prenez soin de votre poule aux œufs d’or, prenez soin de vous.
N’oubliez pas que vous serez plus efficace et productif par la suite.
Alors ménagez-vous du temps, des pauses, des plaisirs quotidiens. Rien n’est plus important que vous-même, et vous ne pourrez rien faire si vous ne prenez pas soin de vous, de votre carcasse, de votre esprit.
Amicalement,
Joy
