Pauvres petites filles riches

J’ignore pourquoi, le titre d’une des chansons phares de Claude François m’arrive soudain en tête. « Pauvre petite fille riche », comme souvent dans les chansons de ce célèbre chanteur francophone, est autobiographique. L’artiste raconte sa déception amoureuse, quand il était jeune, avec une jeune fille riche que ses parents n’autorisaient pas à fréquenter le jeune homme pauvre qu’il était alors.
Cette chanson m’a toujours amusée, car je me dis qu’ils ont dû regretter par la suite, Claude François ayant dû devenir très riche avec sa célébrité…
Mais ce n’est pas le sujet. Aujourd’hui, je voulais parler de ces filles, ces femmes, qui, parce que nées dans un certain milieu aisé, ont vocation à se transformer en objets. Les « mujer florero » de la chanson du groupe espagnol « Ella Baila Sola ». Les femmes « vases ». Destinées à décorer et à embellir leur riche mari. Les paroles de cette chanson, qui dénoncent cet état de fait, sont assez dures : « Moi quand je serai grande, je veux être une femme-pot-de-fleurs ».
Et elles me remontent un vieux souvenir. Etant toute jeune femme, je devais prendre le train sur un trajet seule, et ma voisine de voyage, une femme d’âge mûr, m’a soudain adressé la parole comme pour une urgence. Ses propos n’étaient pas clairs, mais j’ai compris qu’elle était l’épouse d’un riche mari et que sa situation de prisonnière de son mari-dictateur et de ses enfants ne lui plaisaient pas mais qu’elle ignorait comment se libérer.
Malheureusement pour elle, je ne le savais pas non plus et je n’ai rien pu faire.
Juste constater à la descente du train que sa fille était venue la chercher sur le quai et me mitraillait du regard, moi l’inconnue qui osait souhaiter une bonne journée à sa mère qui continuait de m’implorer des yeux…
J’ignore ce qu’elle est devenue.
Si elle lit ces lignes, cela me ferait plaisir qu’elle me donne de ses nouvelles.
Je ne sais pas ce qu’elle aurait pu dire même si je l’avais accompagnée à un poste de police. Elle ne semblait pas battue. Juste sous emprise d’un mari qui semblait la terrifier. Le mot « juste » sonne faux. On n’est jamais « juste sous emprise », mais je n’en trouve pas d’autres. Ce que je veux dire, c’est, quand notre propre famille nous a éduquée dans un seul sens : trouver un « bon » parti, et que c’est chose faite, mais que ce dernier est par exemple un pervers narcissique, comment s’en libérer ?
Tout le monde est forcément contre soi.
Pourtant partir est probablement la seule solution.
Mais comment partir si on ne sait rien faire ?
Chaque fille, chaque femme devrait apprendre un métier.
Devenir indépendante.
Au cas où…
Je ne souhaite à personne d’être esclave d’un autre, même si c’est votre mari.
Surtout si c’est votre mari.
Les relations entre mari et femme (ou mari et mari ou femme et femme) ne devraient pas être basées sur de la dépendance.
Amicalement,
Joy
Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :
_Sachez reconnaître le harcèlement moral
_
Bienvenue !… Vous êtes sur le blog “joy369”, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 1100 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de laisser un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper “joy369” dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… 😉

