Ne posez pas les questions…

« Ne posez pas les questions dont vous ne voulez pas entendre les réponses. » Tout simplement.
Conseil tellement simple qu’on a tendance à l’oublier, moi la première. Et là, désolée les filles mais nous sommes les championnes pour poser les questions susceptibles de nous déranger si la réponse ne nous convient pas, ou même si le temps pour répondre nous semble suspect car deux secondes trop long.
Exemples choisis :
- « Est-ce que tu m’aimes ? »
- « Est-ce que tu trouves que j’ai grossi ? »
- « Tu me donnes quel âge ? » ou, si c’est à une personne que vous vouvoyez « Et vous me donneriez quel âge ? »
- « Elle te plaît, ma nouvelle coupe de cheveux ? »
(Conseil aux messieurs qui lisent ces lignes, si votre petite amie est dans le coin, ne riez pas trop fort, elle risquerait de venir voir pourquoi vous riez et pourrait ne pas apprécier que vous riez de souvenirs communs qui ne l’avantagent pas.) 😉
Soyons honnêtes : la plupart des questions de ce genre appellent une réponse biaisée. C’est à dire que vous ne voulez surtout pas que votre interlocuteur soit franc. Vous voulez qu’il vous donne la réponse que vous souhaitez entendre.
A savoir : oui, votre partenaire vous aime, non, vous n’avez pas grossi, vous faîtes 10 ans de moins et oui, cette coupe de cheveux vous va à ra-vir ! 😉
Et que tout ceci soit débité sans attendre. Si l’interlocuteur a le malheur de réfléchir trois secondes à sa réponse, tout de suite vous hurlez, supposant qu’il façonne une réponse diplomatique et qu’il ne dira pas ce qu’il pense…
Mais reconnaissons-le : nous ne voulons pas toujours entendre la réponse « réelle »… 😉
Et si par malheur pour vous vous avez dans votre entourage une personne aussi peu diplomate que moi, vous risquez d’entendre la vérité crue… et ça pourrait (je dis bien « ça pourrait », c’est pas certain non plus) ne pas vous plaire… 😉
Alors si vous ne voulez pas entendre les réponses, pourquoi posez-vous les questions ?
Je propose qu’on ne se casse pas la tête : vous ne voulez pas entendre les réponses à certaines questions ? Ne les posez pas.
Et ça évitera parfois la honte quand, en récupérant leur enfant qui a passé la journée chez un copain, certains parents disent à ce dernier, devant les autres parents : « Alors, ça s’est bien passé ? » et que le môme répond : « Non, c’était nul, je ne veux plus y retourner. »
Ou encore le bambin de 18 mois qui ne tient plus en place chez les hôtes de ses parents à qui la mère dit : « Sois sage, sinon on rentre à la maison ! C’est ce que tu veux ? »… ce qui conduit aussitôt le petit à se tourner vers les hôtes en leur faisant de la main de grands et vigoureux signes « d’au revoir »… (histoire vraie…) (rires)
On dit parfois que le bonheur est fragile, pourquoi vous compliquer la vie avec ce genre de désagréments ?…
Si votre couple est sujet aux disputes qui s’enflamment rapidement, pourquoi tenter le Diable en alimentant les risques de conflits ? C’est pour moi un principe de base (auquel j’essaie de me tenir) : ne jamais poser les questions pour lesquelles nous ne voulons pas entendre les réponses.
Aussi, je ne vous demanderais pas si j’ai été claire… (rires)
Amicalement,
Joy
PS : il est désormais possible d’atteindre mon blog assez facilement en tapant dans « Google » “joy369”. C’est facile à retenir : « joy » comme « joie » en anglais et 369 comme…369 ! 😉
Alors si vous vous ennuyez en journée et que vous traînez sur Internet, vous savez comment vous occuper. Je suis sûre que certains articles vous ont échappés. Même moi, il faut que je relise ceux du début car je les ai oubliés. 😉
