Le poids de l’enfance

Fleur décorative

Je crois qu’on sous-estime toujours le poids de l’enfance.

Les mots entendus petit nous restent toute notre vie, gravés là, quelque part, en nous.

Et selon la teneur du discours entendu et répété, le petit devenu grand (ou la petite devenue grande) sera encouragé(e) ou freiné(e)… à vie.

« Vas-y ! Tu peux y arriver ! »

« Essaie encore ! »

« Ne te décourage pas ! »

« Tout le monde fait des erreurs ! »

« Ca arrive, ce n’est pas grave »

Je m’émerveille toujours d’écouter des parents, parfois devenus grands-parents, dire ces phrases à leur enfant (voire petits-enfants). Quelle bienveillance ! Quels encouragements !…

Comment ne pas avancer dans la vie avec confiance quand on entend toujours ces mots-là ?

« Quel(le) idiot(e) ! »

« Ce que tu peux être bête ! »

« Ma parole, tu n’es pas fini(e) ! »

« C’est incroyable d’être stupide e-à ce point ! »

« Quoique tu fasses, c’est perdu d’avance, tu n’y arriveras jamais ! »

« Je ne sais même pas pourquoi je t’ai demandé, c’est clair que tu ne sauras jamais le faire ! »

« Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi maladroit que toi ! »

Et encore, je passe les insultes pures et dures que certains enfants, hélas, peuvent entendre dans leur enfance…

Face à toute nouvelle activité, l’ancien(ne) « petit(e) », même seul(e), entendra toujours ses mots-là.

Dans sa tête, insideux, ils répèteront le même message encore et encore…

Et c’est en cela que la méthode Coué, si décriée en France et si admirée au Brésil, est admirable à mes yeux : à nous, les adultes, d’oser nous déprogrammer et nous reprogrammer à notre convenance.

Écrire partout des papiers collés à des endroits stratégiques de votre habitation avec des phrases encourageantes. S’enivrer de citations positives jusqu’à se les graver dans le crâne…

Le poids de l’enfance peut être lourd, très lourd.

Mais cela nous revient, une fois adulte, de prendre soin de nous et d’oser soulever ces poids, de les alléger même.

De nous rebeller et de refuser de les porter plus loin.

Laissons-les derrière nous.

Réinventons les phrases de notre enfance.

Changeons du moins notre avenir.

Refusons les qualificatifs négatifs qui nous définissaient enfant.

Maintenant, quand la voix dans ma tête dit « A quoi bon ? De toutes façons je suis XXX » avec à la fin un qualificatif qui me limite, j’essaie de me reprendre.

Et pourquoi je serai réellement ainsi ? Le suis-je réellement ?

Je connais des maigres qui se croyaient grosses car une maman obèse le leur avait dit…

Changeons notre vision de nous !

Pour le meilleur, évidemment… 😊

Amicalement,

Joy

Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :

_Education positive (2)
_

_Voir le meilleur en soi-même
_

_La bienveillance à l’école
_

Bienvenue !… Vous êtes sur le blog “joy369”, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 1100 articles sur ce thème.

Si cet article vous a plu, merci de laisser un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper “joy369” dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… 😉