La philosophie d’Anita Moorjani (3) : s’aimer pour aimer Autrui

Fleur décorative

Cet article fait suite aux deux articles des deux jours précédents. Je vous invite à commencer d’abord votre lecture par ces deux précédents articles…

Aujourd’hui je la cite intégralement sur un sujet qui me tient à coeur et qui concerne la façon d’aimer. On en revient à sa citation d’hier : on ne peut pas donner ce qu’on ne possède pas. Et donc je ne peux pas « bien » aimer Autrui si je ne m’aime pas d’abord.

Je la laisse s’exprimer :

«  Permettez-moi d’expliquer qu’il existe une différence entre « être aimant » et « être amour ».

Etre aimant signifie donner de l’amour à quelqu’un, qu’on en ait pour soi-même ou non. Cela veut dire donner ce que l’on peut avoir ou ne pas avoir à donner. Ce type de don d’amour peut finalement épuiser, car on n’a pas toujours des ressources illimitées. Alors on se tourne vers autrui pour renouveler son stock d’amour, s’il n’arrive pas, on cesse de s’aimer soi-même, parce qu’on est exténué. 

Etre amour, par contre, signifie m’aimer moi-même inconditionnellement, de telle manière que cela déborde et que quiconque autour de moi devienne tout simplement et automatiquement un destinataire de mon amour. Plus je m’aime, plus cela se déverse sur autrui. C’est quasiment comme être un vaisseau qui irrigue avec de l’amour. Lorsque je suis amour, je n’ai pas besoin que les gens se comportent d’une certaine manière pour qu’ils soient destinataires de mon amour. Ils reçoivent automatiquement mon amour du fait que je m’aime moi-même. Donc pour moi, cesser d’être amour signifie cesser de m’aimer moi-même. Par conséquent, je ne vais pas cesser d’être amour du fait d’autrui. »

Cet extrait me fait penser à tant « d’amours adolescents » où, malheureusement, le plus aimant des deux n’évalue sa propre valeur qu’à partir de l’amour que l’autre peut lui porter. Attitude qui peut déboucher sur des drames si l’Autre n’aime plus autant qu’auparavant, ou si la relation amoureuse cesse. Anita l’explique très bien : on ne peut bien aimer que si l’on s’aime soi-même. Malheureusement, quand un personne n’a pas confiance en elle, ce qui est souvent le cas chez les adolescents mais pas uniquement, elle va « aimer » les autres avec d’autant plus de désespoirs qu’elle ne s’aime pas. Et cet amour ne lui sera jamais rendu avec autant d’intensité qu’elle souhaiterait. D’où des souffrances et des peines qui peuvent paraître insurmontables.

La solution ? S’aimer soi.

Inconditionnellement.

Entièrement.

Avec nos qualités mais aussi nos défauts, avec nos succès et aussi nos ratés.

Comment faire ? Ce blog vous donne plusieurs pistes, choisissez celles qui vous « touchent » le plus. Personnellement, j’aurais tendance à penser que l’auto-suggestion fonctionnerait le mieux dans le cas présent. Répétez 200 fois matin et soir « Je suis digne d’être aimé(e) » par exemple, vous me raconterez le résultat… 😉

Amicalement,

Joy