Etre heureux, un objectif jusqu’à notre dernier jour…

Fleur décorative

Toujours au sujet du livre « L’art du bonheur » qui recense les idées du Dalaï-Lama au sujet de ce thème…

Un peu plus loin dans cet ouvrage, le dialogue évoque la durée de la vie, qui sera plus ou moins longue selon les personnes, et la discussion part sur ces personnes qui ne vont vivre que quelques jours ou quelques semaines et qui mourront d’une maladie ou d’un autre malheur.

Et le Dalaï-Lama ne rappeler :

« Mais que nous ne vivions qu’une seule journée ou bien un siècle, la question principale demeure : quel est le but de notre vie ? Rechercher le bonheur »

Et là, je m’interroge, j’ai lu ce livre il y a un an maintenant, pourquoi ai-je souligné cette phrase qui ressemble finalement à celle du début du livre : « nous recherchons tous le bonheur » ?

Parce que la différence consiste en cette notion de durée. Oui, que nous vivions un jour ou un siècle. C’est à dire que, comme aucun d’entre nous ne sait quand il va mourir, cette maxime s’applique à chacun de nous. Nous ignorons s’il nous reste un jour ou un siècle à vivre, mais quelle importance si nous utilisons ce temps pour être heureux ?

Comme de nombreuses autres personnes, la Mort m’obsède. Je n’y pense pas tout le temps, heureusement, mais j’ai vraiment conscience que je suis mortelle (même si, ma vie étant magnifique, je préfèrerais être immortelle). Et loin de m’handicaper, cette pensée me pousse à profiter de mes journées. Non pas à les gaspiller avec des joies exubérantes et superficielles, mais à les savourer avec un bonheur serein qui m’enveloppe doucement.

Évidemment, si j’étais certaine que je mourrais demain, peut-être changerais-je une partie de mon comportement. Je suppose que je préparerais mon départ, que je n’irais pas perdre le peu de temps dont je dispose en allant travailler… Mais comme je ne sais pas si je vais mourir demain ou dans un siècle, je fais tout pour être heureuse aujourd’hui… tout en m’organisant pour être heureuse demain. Et là, travailler devient utile si cela me permet de gagner de l’argent pour répondre à mes futurs besoins de nourriture, de boisson, de toit au-dessus de ma tête, etc. 😉

Cette citation prépare aussi à changer nos comportements envers ceux que nous connaissons et qui, ils le savent, vont mourir prochainement (maladie mortelle, condamnation à mort dans certains pays…). Plutôt que de pleurnicher sur leur futur décès (et je reconnais bien évidemment que c’est atrocement triste), peut-être pouvons-nous nous arranger pour les rendre heureux jusqu’à leur dernier jour ? Et là je pense aux associations qui exaucent les rêves des enfants très malades, comme « la fée du bonheur », ou bien les « médecins du rire », ces clowns qui interviennent dans les hôpitaux pour dérider les malades, ou tout simplement rendre une visite amicale et positive à un ami mourant, ou lui envoyer un petit message de sympathie ?…

Amicalement,

Joy

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