En route vers l’inconnu…

Fleur décorative

Et voilà… Je suis partie…
Pourtant je devrais être habituée, ce n’est pas la première fois mais…
Quand je pars en déplacement professionnel pour la première fois quelque part, je suis toujours un peu… comment dire… « stressée » n’est pas le mot, ou bien c’est le mot mais il est trop fort.
C’est à la fois de l’excitation à l’idée de l’aventure qui m’attend mais également comme une peur atténuée qui se pose en filigrane sur ma joie.
Je n’arrive pas à être totalement « bien ». Du moins pas le premier jour. Pas tout de suite. Il me faut quelques heures pour m’adapter, pour me repérer dans ces nouveaux lieux.

Pourtant, les paysages sont souvent jolis, mes clients rarement méchants.
Mais ça arrive, qu’ils soient méchants… 😉
Et l’inconnu fait peur.
C’est ainsi. Depuis l’âge de la préhistoire, l’inconnu fait peur et c’est un joli mécanisme de survie. Grâce à lui, notre espèce a survécu jusqu’alors.
Et pourtant, nous les êtres humains ne sommes pas les plus terrifiants des êtres vivants. Mais… nous avons survécu.

Et moi je suis en route pour l’inconnu…

Pour contrebarrer ce stress qui me guette, j’applique tous ces concepts dont j’ai déjà parlé : je respire par le ventre, je respecte des rituels…
Ah, non ? Je n’ai pas encore parlé des rituels ?…
Le rituel, c’est comme un doudou. C’est quelque chose qu’on fait toujours de la même façon, à la même époque. Le rituel du film du vendredi soir, toute la famille réunie sur le canapé du salon… Le rituel du petit-déjeuner, à répéter jour après jour les mêmes gestes…
Et pour les déplacements professionnels, le rituel de la chauve-souris, « BAT » en anglais.
B comme Bagages
A comme Argent
T comme Taxi

Dans la précipitation, j’ai toujours peur d’oublier quelque chose alors, une fois arrivée à destination, je me remémore le mot magique : « BAT, BAT, BAT… »

Et si le déplacement est en avion, hop, direction le tapis roulant avec ma valise qui tourne en rond.
Ensuite, si je suis dans un pays dont je n’ai pas la monnaie, il faut que je trouve de l’argent. Le nerf de la guerre…
Et enfin, un taxi. Sauf si les distances sont courtes et mon sac léger. Dans ce cas je pars à pied.

Après, j’arrive sur le lieu de mon travail ou à l’hôtel, c’est selon.
Si c’est l’hôtel, je déballe mes affaires vite fait et pars à l’aventure repérer les lieux, ce qui me tranquillise.
Sinon l’action commence et je ne pense plus qu’à ce pourquoi je suis là et j’oublie mes craintes. 😊

Et vous, comment gérez-vous les déplacements ?

Quelle est votre part d’excitation par rapport à la part de peur ? 😉

Amicalement,
Joy