Cancer du poumon et cigarettes

Fleur décorative

Je téléphone à une amie pour papoter. Elle me laisse bavarder quelques instants puis je prends soudain conscience que cela ne va pas. Je l’interroge, d’autant plus surprise que cette amie a la fâcheuse habitude de prendre une voix joyeuse très commerciale quand elle répond au téléphone, même si elle est au fond du gouffre. Il est donc rare que je comprenne qu’elle ne va pas bien juste en entendant le son de sa voix.

« On a diagnostiqué un cancer du poumon à mon père. »

La conversation ne quitte plus ce sujet, bien évidemment. Puis j’ose poser la question, tout en connaissant la réponse :

« Ton père est un grand fumeur, non? »

« Oui. Il fumait beaucoup. Bon, là il a arrêté du coup mais c’est trop tard ».

Nous parlons de ce thème encore plusieurs minutes puis elle lâche : « Je lui en veux ».

Je comprends. Je demande confirmation pour en être sûre mais je comprends : elle lui en veut d’avoir fumer toute sa vie. Aujourd’hui, le lien très fort entre cancer du poumon et cigarettes est établi. Il n’y a pas l’ombre d’un doute. Et, grâce à la loi Evin, les travailleurs sont protégés des cigarettes de leurs collègues. Nous ne devrions plus vivre prochainement les drames de voir des « fumeurs passifs » condamnés à mort par la cigarette de ceux avec qui ils partageaient le même lieu de travail.

Les enfants, malheureusement, ne sont pas encore protégés des cigarettes de leurs parents. Et, même si de plus en plus de parents essaient de ne pas fumer en leur présence, ils continuent de fumer et donc de rétrécir leur espérance de vie.

Ainsi, ils privent leurs enfants de la joie de les voir, de partager des moments avec eux de longues années.

Je comprends mon amie qui en veut à son père. Elle est partagée entre le chagrin à l’idée de sa mort prochaine et la colère de devoir lui dire au revoir trop tôt.

Mais est-ce que les personnes qui fument pensent à ceux qui les aiment ? Est-ce qu’elles ont conscience d’accélérer leur mort ?

« Moi, je m’en fiche, il faut bien mourir de quelque chose un jour… »

C’est souvent cette phrase que j’entends. Oui, je suis d’accord, nous mourrons un jour mais… le plus tard possible c’est mieux, non?

Je suis bien certaine que c’est ce que pensent du moins ceux qui restent, comme cette amie d’enfance dont la mère est décédée de son cancer du poumon bien avant d’avoir pu être grand-mère. Sa mère que j’adorais, mais que je n’ai jamais vue sans une cigarette au bec.

Est-ce si difficile d’arrêter de se faire du mal si c’est pour le plaisir de vivre des moments avec ceux qu’on aime ?

Je suppose que oui, c’est difficile… Je ne fume pas mais j’ai du mal à limiter ma consommation de sucre et de farine blanche, tout aussi nocif semble-t-il.

Peut-être, par amour, pouvons-nous essayer ? 😊

Amicalement,

Joy

Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :

Ce n’est pas une pomme que Blanche-Neige a reçue

Stop aux cigarettes !

Comment changer une habitude ?

Bienvenue !… Vous êtes sur le blog “joy369”, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 600 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de prendre le temps de cliquer sur les liens Facebook, Tweeter ou Google ci-dessous ou bien laissez un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper “joy369” dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… 😉

Enfin, vous pouvez faire un don à l’auteur via le lien Paypal en haut à droite du site…