Un bâton d’encens

Désireuse de faire de la place, j’allume un bâtonnet d’encens.
Certes, ce n’est pas avec un bâtonnet que mon logement va se vider d’un coup (rires), mais peu à peu, je compte bien écluser le stock qui traîne au fond de cette armoire. D’où viennent ces bâtonnets d’encens ? Des cadeaux j’imagine ou bien un reste de passion de mon cher-et-tendre datant d’avant notre rencontre.
Mais avant cela ? Qui fabrique les objets qui nous entourent ?
Qui l’a eu entre les mains ? Par combien d’intermédiaires est-il passé pour accéder ainsi jusqu’à moi ?
Et, plus important, dans quelles conditions de travail se sont trouvées les personnes qui ont œuvré pour fabriquer ce bâtonnet ?
Cette question, je me la pose souvent.
Surtout depuis que j’ai lu un livre de dialogues de Dalaï-Lama qui expliquait que tous ceux qui s’imaginent « ne pas avoir besoin des autres » se trompent. Le moindre de leur habit a été fabriqué par quelqu’un. Et même si cette personne est couturière, le tissu a été fabriqué par une autre personne, etc.
Nous n’habitons plus dans des grottes, nous échangeons (via l’argent) des objets. Nous sommes dépendants de ceux et celles qui fabriquent ces objets.
Et par conséquent, pour paraphraser le Dalaï-Lama, nous sommes, nous les Humains, tous interconnectés.
De la même façon, je m’interroge parfois sur l’avenir de tel objet que je jette à la poubelle.
Elle était bonne, la barre chocolatée industrielle que je pourrais abandonner des mois sur le bord de la fenêtre sans qu’aucun oiseau ou insecte ne la mange, du moins elle m’a semblée bonne. Mais où part son emballage ?
Et si cet emballage est brûlé, que deviennent toutes ces fumées issues des déchets brûlés que nous produisons tant et plus ?
Je sais que respirer des fumées n’est pas recommandé, voire toxique, alors je ne peux que m’interroger sur les fumées de tous ces déchets que nous fournissons en permanence…
Vous aurez deviné que j’essaie d’éviter les déchets au maximum, notamment en ne consommant pas de barres chocolatées si je peux éviter…
Et à vrai dire je n’utilise pas vraiment de bâtonnet d’encens non plus…
Je me limite à l’essentiel, et cela suffit à mon bonheur !
Amicalement,
Joy
Note : j’ai écrit le début de cet article en février 2014 et depuis le stock de bâtonnets d’encens n’a pas diminué chez nous. D’ailleurs il me semble que c’est relativement toxique…
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