Riche ou pauvre, un autre choix

Fleur décorative

Nous naissons dans une famille pauvre ou une famille riche, c’est un fait.

Ensuite, nous pouvons devenir plus riche ou plus pauvre, c’est un autre fait. Sur ce second point, nous avons une certaine influence mais pas forcément gigantesque. Nous pouvons étudier ou non à l’école. Mais nous ne pouvons pas deviner les revers de la vie, les bouleversements géopolitiques ou naturels.

Donc nous n’avons pas forcément beaucoup d’influence sur le fait d’être riche ou pauvre une fois adulte.

Même si, soyons honnêtes, le Monde est tel que la richesse reste et se multiplie dans les familles riches. Un peu comme si on jouait des parties de Monopoly au fil du temps sans jamais re-partager les gains et les pertes à la fin de la partie. Celui qui a gagné avec des millions recommence une partie avec des millions et celui qui a des dettes recommence une nouvelle partie avec… des dettes.

Bref…

Pauvre ou riche, ce n’est pas vraiment un choix.

On peut essayer d’influencer, mais c’est assez limité.

Par contre, nous pouvons choisir autre chose. Ce que nous faisons de nos relations à autrui.

Un magnifique chapitre de l’excellent livre « All creatures great and small » de James Herriot parle de ce choix. Ce vétérinaire de campagne qui raconte ses mémoires dans ce livre hilarant bourré d’anecdotes plus tordantes les unes que les autres explique à un moment être allé soigner un chien dans une famille extrêmement riche de la région. Et l’attitude méprisante et agressive de la maîtresse de maison envers son mari, attitude imitée par la fille unique, lui serrait le coeur, tant il voyait que le maître des lieux, le propriétaire du chien malade, était malheureux de cette ambiance désagréable dans son foyer.

Peu après, James Herriot est allé soigner un cochon dans une ferme misérable des environs. Un endroit paumé et inhospitalier qui le laissait pantois : comment pouvait-on accepter de vivre dans un lieu aussi déprimant ?… Cependant la famille qui le recevait était certes très pauvre… mais très soudée et heureuse. La fille de la maison partait sur son petit vélo parcourir des kilomètres pour aller chercher une « guinness » à son père car elle le voyait épuisé et souhaitait lui remonter le moral.

Le vétérinaire en repartant s’est interrogé sur ces deux familles si diamétralement opposées. Et il s’est demandé quelle place il préférerait. Après réflexion il s’est dit qu’il préférait « la guinness »… A savoir la pauvreté dans une bonne ambiance plutôt que la richesse dans la haine et la tristesse.

Mais ce choix-là, joie ou malheur, est dans nos mains.

A nous de créer des liens sains et positifs envers ceux qui nous entourent.

Ce choix-là nous appartient.

A nous de décider de ce que nous préférons…

Amicalement,

Joy

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