Quel est mon besoin ?

Fleur décorative

Victoire ! Je suis sur le point d’achever, enfin, la lecture du livre sur la CNV (Communication Non Violente) que j’ai commencé il y a des mois.

Non pas qu’il ne soit pas intéressant. Mais qu’au contraire il se savoure, petit bout par petit bout… 😊

Et bizarrement, ce n’est qu’arrivée vers la fin du livre que j’ai pris conscience que l’un des points communs entre la CNV et votre serviteur, c’est la recherche d’expression des besoins.

Car depuis le début de ce blog je cherche à savoir ce qui fait que, plus que de nombreuses autres personnes, je suis généralement heureuse. Or, l’une de mes caractéristiques est très certainement que je sais ce que je veux.

Et si cela m’est possible, je fais passer cela en premier.

Exemple : grâce au télétravail, il m’est désormais possible de faire des micro-siestes régulièrement, du moins dès que le besoin s’en fait sentir. Et que les « anti-télétravail » ne viennent pas me critiquer : mes 5 minutes de siestes une fois tous les dix jours sont moins chronophages que les nombreuses pauses cigarettes que tout un chacun autorise naturellement… 😉

Pour en revenir aux besoins, c’est réellement un besoin pour moi de m’allonger et me reposer 5 minutes, de temps en temps. Mais quand ce besoin est là et que rien ne m’empêche d’y répondre, alors je le fais, tout simplement.

Et c’est devenu un réflexe, me demander régulièrement ce qui me ferait envie, là, maintenant, à l’instant présent. De quoi ai-je besoin ?

Or, en lisant ce fameux livre sur la CNV, j’ai pris conscience que cet auto-questionnement est plutôt rare, car mal vu dans notre société. Les femmes, souvent, sont éduquées (ou « étaient », du moins j’espère que ça a changé) dans le but de satisfaire les besoins des autres avant les leurs. Toujours. Et vous connaissez forcément une grand-mère autour de vous qui s’en glorifie : « Moi je ne compte pas, j’ai toujours fait passer les besoins des autres avant les miens ! » (!)

Et j’ai envie de leur dire « Mais heu… Comment dire ? On ne peut pas connaître les besoins des autres, on ne peut que les supposer… A chacun d’exprimer ses propres besoins… Et pourquoi annuler les tiens ? Pourquoi tu n’aurais pas autant de valeurs que toute autre personne ? »

Bon, bref, les femmes donc, sont souvent éduquées dans ce sens. Et les autres ? Souvent également on les éduque pour ne pas exprimer leurs besoins. Soit par stratégie (ex: « La vie est une lutte, mon fils, ne révèle jamais tes plans et tes désirs à personne ! ») soit par politesse excessive (ex: « Si tu dis ce que tu veux tu es égoïste »).

Personnellement, les gens qui ne disent pas ce qu’ils veulent m’usent. Ils me fatiguent.

Leur manque d’authenticité m’épuise par avance.

Mais désormais je prends conscience que c’est surtout triste pour eux : qui sait si cela ne leur enlève pas un certain accès au bonheur ?…

Alors peut-être que cela vaut le coup de s’interroger régulièrement : de quoi ai-je besoin, là et maintenant ?

Et pas forcément besoin d’un « objet », mais besoin de soutien affectif, de compassion, de solitude, de tranquillité, que sais-je.

A chacun d’exprimer ce dont il a envie… 😊

Amicalement,

Joy

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