Ne pensez pas à un chien bleu…

Fleur décorative

Un chien bleu…

Quelle drôle d’idée…

C’est par cette simple injection qu’une excellente animatrice de formation en développement personnel nous avait enseigné un grand principe, à nous, les participants à son stage.

En nous demandant de NE PAS penser à un chien bleu, elle nous incita tous, malgré nous, à imaginer un chien… de couleur bleu.

Jamais, de nous même, nous aurions imaginé un chien de telle couleur, mais le fait qu’elle nous demande de NE PAS le faire, voici qu’instantanément nous avons, tous, imaginé un tel chien.

D’où ce grand principe : si vous ne voulez pas que quelqu’un fasse quelque chose, ne lui demandez pas de « ne pas » le faire… Incitez-le plutôt à faire ce que vous aimeriez qu’il fasse.

Avec des adultes ou avec des enfants, le discours doit être le même : restez sur le positif.

Je me rappelle encore ce joli petit short blanc que mes parents m’avaient acheté étant petite. Et l’injonction maternelle : « ne le déchire pas ! ».

« Quoi ? Le déchirer? Comment pourrais-je déchirer un short ? Cela ne se déchire pas un short. Quelle drôle d’idée. » Et voici mes pensées d’enfants entièrement tournées vers cette étrange mystère : comment pourrait-on « déchirer » un short ?…

Moi qui étais si soigneuse et sage, je ne voyais pas pourquoi ni comment j’aurais pu le déchirer… Et c’est toute à ces pensées que j’ai soudain décidé de sortir de la pièce en passant par la fenêtre du rez-de-chaussée plutôt que par la porte. Et c’est ainsi que j’ai réussi à déchiré ce fameux short en 5 minutes, moi qui n’avais jamais déchiré aucun vêtement… (rires)

Mais en me demandant de NE PAS le déchirer, finalement on m’avait incité à le faire… malgré moi.

Tout comme la formatrice nous a tous forcé malgré nous à imaginer un chien bleu… en nous interdisant de le faire.

Modifier sa façon de parler pour éviter ce tournure de phrase n’est pas évident, mais cela vaut le coup.

Et surtout, si Autrui fait l’inverse de ce que vous auriez voulu qu’il fasse, parce que vous le lui avez interdit, ne vous en prenez qu’à vous-même !… 😉

Alors modifions notre langage afin d’améliorer l’impact de notre communication.

A vos enfants, évitez de leur dire « Ne criez pas ! » et incitez-les plutôt à « jouer sagement »… 😉

Et en réfléchissant, je suis certaine que vous trouverez d’autres exemples à utiliser avec votre conjoint(e) et votre entourage professionnel.

Amicalement,

Joy