N. en Guadeloupe

Fleur décorative

Au cas où cela aurait échappé à quelqu’un, nous voici toujours depuis un an et demi en pleine pandémie de Covid-19. Les journaux télévisés s’en abreuvent et nous l’étalent jour après jour et, malheureusement pour moi, je partage mon été avec des accrocs à la télé. Aussi, que je le veuille ou non, me voici obligée de passer régulièrement devant les images de la télévision laissée sur des chaînes aussi « instructives » et « sans parti pris » que sont C-News et BFM-TV… (Au cas où mon ton ne vous l’aurait pas laissé deviner, car c’est parfois difficile par écrit de comprendre ce genre de sarcasme, je suis ironique : je déteste ces deux chaînes, aux informations biaisées, partielles et très orientées, véritables créateurs d’électeurs pour les partis fachistes)…

Bref, bien malgré moi je me vois obligée de nourrir mon été d’images tristes, notamment sur les Antilles qui se prennent une 4e vague de Covid-19 allègrement… Quoique « allègrement » ne soit pas du tout le mot juste. De plein fouet plutôt.

Or moi, en Guadeloupe, je connais le petit N., 11 ans, et sa mère, tout juste émigrés sur la terre de leurs racines… Or, en métropole récemment, le petit N., comme nombre d’enfants qui, comme tous les enfants, trouvent à jouer avec toutes les situations, ne semblait pas avoir compris le réel impact de ce virus qui fait trembler la planète.

Je m’inquiète donc pour lui et sa mère. Un peu. Car s’inquiéter ne sert à rien. Mais disons que j’y pense, que mes pensées s’envolent vers eux et que j’espère qu’ils vont bien.

Et j’y pense tellement que mon subconscient en est tout imprégné… Je me réveille donc au matin avec l’impression d’avoir vécu une scène très réaliste. Dans mon rêve nocturne, je rencontrais le petit N. et sa mère, que j’aime beaucoup, et je me vois en train d’insister auprès d’eux pour qu’ils appliquent les gestes barrières : vaccin, bien entendu, et puis distanciation sociale, port du masque, lavage des mains, etc.

A mon réveil, me voici toute secouée par le réalisme de ce rêve : j’ai vraiment l’impression de les avoir rencontrés et d’avoir échangé avec eux. Je m’inquiète pour eux : comprennent-ils mon message ? En métropole le petit N., au matin suivant la décision du gouvernement de cesser d’imposer son masque, avait enlevé le sien (comme 99% des autres enfants dans cette cour d’école surchargée) et essayait d’enlever celui des quelques rares élèves souhaitant le garder.

« Hey ! C’est fini ! On n’est plus obligé de porter le masque ! Enlève-le ! » hurlait-il.

Cela c’était avant. Maintenant, au milieu de cette 4e vague, a-t-il compris que le port du masque et les gestes barrières, il faut les appliquer pour nous protéger, pas par « Peur du gendarme »…

Ce virus tue et il se fiche bien des gendarmes…

Amicalement,

Joy

PS : pour les « antivax » entendus l’autre jour : oui, je suis d’accord avec vous : le port du masque ne sert à rien… si vous le portez comme des andouilles, en le tripotant en permanence ou en le portant sur le cou ou sous le nez…

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