« J’aime pas les choux »

L’été rime souvent avec vacances, et vacances rime parfois avec « cohabitation avec d’autres personnes ».
C’est ainsi que j’ai récemment cohabité avec, entre autres, un enfant de 8 ans. En général, je m’entends plutôt bien avec les enfants, car je les respecte et je les écoute et ils apprécient cela.
Là, j’avoue, j’ai eu du mal…
Car cet enfant de 8 ans a un comportement disons… particulier.
Il ne répondait à mes « bonjour » matinaux qu’à la troisième tentative et ne répondait pas aux saluts des enfants de son âge. Il fallait insister pour obtenir des « merci » ou des « S’il te plaît ». Les habits, sales ou propres, c’était « laissés par terre ». Le rangement, il ne connaissait pas. Et il y avait les repas…
Ah !… Les repas ! Ce moment de convivialité, de rires et de nourriture partagée ! 😉
Avec cet enfant, c’était moins… sympathique.
J’ai donc eu droit à des « J’aime pas ça »… répétés toutes les trente secondes…
Des fois que je n’aurais pas compris, malgré le fait que je lui ai répondu à chaque fois (selon le cas par : « Tant pis, on ne t’en servira pas et tu n’en mangeras pas » ou par « Je t’en ai servi très peu, fini ce qu’il y a dans ton assiette il n’y a presque rien »).
Un soir où une très bonne cuisinière venait de poser la casserole de choux (ils étaient excellents !!!) sur la table, nous avons encore eu droit à la jérémiade habituelle : « J’aime pas les choux ».
Je lui ai donc répondu : « Très bien, il y a d’autres légumes à manger, tu n’en mangeras pas, ce n’est pas grave ».
Mais, au bout de trente secondes, j’ai entendu la plainte habituelle : « J’aime pas les choux ».
J’avoue, ça m’a un peu énervée. J’ai respiré calmement et je lui ai dit : « Oui, je sais, tu viens de le dire. C’est bon, tu n’en auras pas, on a compris »
Suivi d’un « Oui, mais j’aime pas les choux » de sa part…
J’ai compris qu’il cherchait à dire que la casserole était trop près de lui et que cela l’ennuyait. Mais la table était bien remplie, et les choux étaient au centre de la table, pas particulièrement proche de lui. Alors je lui ai expliqué :
« Tu veux dire que cela t’ennuie que les choux soient si près de toi ? Oui mais regarde : il n’y a pas de place ailleurs. Et si on met la casserole trop près d’un bord, il suffirait d’un faux mouvement pour qu’elle tombe ».
Le repas s’est fini, quelques jours après je suis partie mais ce gamin m’a énervée. J’ai commencé à m’interroger : serait-ce moi qui suis trop sévère ? En en discutant avec une amie, celle-ci a explosé de rire : « Il est pourri-gâté ce gamin, c’est tout ! »
Et elle a ajouté : « C’est triste pour lui mais ce sont ses parents qui sont fautifs… »
Oui, elle a raison. Et je me dis qu’ils se préparent de sacrés moments avec un gamin pareil. Gentil, mais pourri-gâté.
Ce qui est dommage pour eux, c’est que des parents qui élèvent mal leur enfant ont ensuite souvent très envie de s’en débarrasser quelques heures/jours… mais personne ne veut le garder.
En tous cas, qu’ils ne comptent pas sur moi ! 😉
Car si moi j’aime bien les choux… « j’aime pas les enfants pourris-gâtés » ! 😉
Amicalement,
Joy
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