Eviter de causer du chagrin à Autrui


Éviter de causer du chagrin à Autrui, mais quelle idée !… C’est évident me diront certains. Pas si sûr, vous répondrais-je. Et quant aux autres qui diront de leur côté : « Et alors ? En quoi éviter du chagrin à Autrui m’apporte du bonheur à moi ? », je leur conseillerais de réfléchir un moment aux conséquences du chagrin d’Autrui.
Soit il est triste tout seul dans son coin et c’est vrai que si je n’ai aucune empathie, je peux ne pas sentir de conséquence particulière, soit il exprime sa tristesse par de la mauvaise humeur et je peux devenir sa cible…
Mais partons du principe que l’empathie étant la qualité du prochain siècle, je souhaite avoir un comportement tel et que la tristesse d’Autrui m’importe. Je ne veux pas qu’il soit triste (par altruisme ou égoïstement pour qu’il soit agréable) et donc je ne veux pas qu’il ait de chagrin.
Est-il si évident de ne pas lui causer du chagrin ?
Ben pas si sûr !…
Exemple n°1 : un inconnu voulait acheter le billet de train que je proposais en revente sur Internet. Pas de chance, son message m’arrive exactement deux minutes après celui du premier acheteur. J’attends d’avoir les sous du premier acheteur en mains pour répondre au deuxième « Désolée, le billet n’est plus à vendre ». Et bêtement, je commence à lui écrire dans mon mail de réponse des choses comme « Désolée pour le retard de réponse, mais je voulais attendre d’avoir les sous pour vous dire qu’il n’était plus en vente ce billet, parce que voyez-vous, c’est bête, il y avait un autre acheteur 2 minutes avant vous… »
Stop !
Machine arrière, on efface tout. « Le billet est vendu, désolée. » Point. A quoi cela rime de lui enfoncer le couteau dans la plaie ? Il ignore que le hasard s’est joué de lui, pas la peine de l’en informer.
Exemple n°2 : un collègue gentiment m’informe qu’il a effectué une modification pénible mais nécessaire sur mes documents et que je trouverais les dits documents sur le serveur… C’est très gentil, mais les documents sur le serveur n’étaient plus à jour car je les ai modifiés depuis… sur mon disque dur (qui rame moins que le serveur). Et puis s’il m’avait demandé avant, je lui aurais dit que c’était inutile car je m’étais déjà coltiné la modification…
Encore une fois, ma réponse par mail commence par « Merci mais… » Stop ! A quoi bon ?… Le mettre de mauvaise humeur ?… C’est inutile. Le travail a été fait. Deux fois en l’occurrence. Et c’est mon travail qui restera puisque je suis la seule à l’avoir effectué sur les bons documents. Mais qu’importe ? Réponse rectifiée : « Merci beaucoup. C’est super sympa de ta part. »
Et éventuellement, lui rappeler que communiquer avec moi avant de toucher à mes fichiers serait chouette… 😉
Bref, ce n’est pas si simple de ne pas causer du chagrin à Autrui.
Êtes-vous sûr(e) que vous savez l’éviter ?
Amicalement,
Joy

