Découvrir ma propre langue…

Fleur décorative

J’ai toujours aimé étudier les langues étrangères. Pouvoir communiquer, pouvoir comprendre… Un peu comme ce voile qui s’était soudain dissipé sous mes yeux étant petite quand j’avais soudain su « lire ».

Lire !

Le graal !…

Certains tâchent d’apprendre à lire le plus vite possible. Pourquoi pas. Mais quel bonheur de prendre le temps de lire, lire lire et encore lire ! Savourer les mots qui apparaissent devant moi au fil de mon regard !… 😊

Mais revenons à notre sujet : les langues étrangères.

Rien que pour les sourires que mes quelques mots exprimés en langue étrangère ont su soutirer à certains, prendre le temps d’étudier quelques langues est un plaisir.

Et ce soir m’est venue une idée saugrenue : et si j’étudiais… ma propre langue? Le français.

Non pas l’étudier comme un étudiant ou un lycéen qui va passer l’épreuve anticipée de français, à analyser le moindre texte en long en large et en travers, non. L’étudier comme un étranger qui viendrait ici, en France, et qui aimerait pouvoir échanger quelques mots avec nous, les Français.

Je me suis donc tournée vers le Maître incontesté de l’apprentissage des langues, paix à son âme, Michel Thomas. Et j’ai retrouvé un enregistrement dans lequel ce Polonais d’origine expliquait en anglais à deux étudiants comment apprendre cette langue étrange est fascinante que le français.

Fidèle à sa méthode révolutionnaire, je ne suis pas étonnée de son approche : Michel Thomas fait un parallèle entre le vocabulaire anglais et le français, très proches. Puis il enchaîne sur l’auteur français Alexandre Dumas qui se serait exclamé que ces langues étaient vraiment similaires et que ce n’était finalement qu’une question d’accent.

Là, je songe à toutes les heures passées à étudier l’anglais étant plus jeune et je me dis que mes méthodes ne devaient pas être bonnes à l’époque car cela ne m’a jamais semblé si simple…

Mais bon, je n’apprends pas l’anglais présentement : mais le français ! 😉

Du moins je me mets dans la peau de quelqu’un qui apprend le français.

L’accent des étudiants (et de Michel Thomas lui-même) m’amuse beaucoup : « Tâââble »… « Possîîîble »…

Ca a l’air de les amuser aussi et j’en suis ravie.

« C’est la vie ! »… Les anglophones connaissaient déjà cette expression très française et Michel Thomas en profite. Je suis curieuse d’apprendre comment il va leur enseigner la négation, plus compliquée que le simple « not » mais j’ai dû être inattentive car je les entends soudain dire « C’n’est pas possible ».

« C’n’est » ?

Je suis surprise. Ne dirais-je pas plutôt « ce n’est » ? En prononçant chaque syllabe plutôt que d’avaler la première syllabe ?…

Tout à coup, je suis prise de doute. Je ne sais plus. De façon très académique, et Dieu sait que l’enseignement français est très académique, j’aurais enseigné « Ce n’est pas » à des élèves. Mais concrètement, comment je dis au quotidien ?

Je ne sais plus…

Et le parallèle de Michel Thomas me surprend également : il l’associe au mot « snake » pour le son « sn »… Il a raison, évidemment, mais jamais je n’aurais pensé à cela…

Comme quoi c’est intéressant d’ouvrir suffisamment son esprit et de se mettre à la place de quelqu’un qui doit apprendre ma langue. En effet, ce n’est pas si facile !

Et en réalité, si je devais le « parler » et non pas l’écrire sur ce blog, je dirais « C’est pas si facile ! »… en oubliant joyeusement le « c’n’est » ou le « ce n’est » ! 😊

Amicalement,

Joy

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