« Ben, rien ! »

J’écoute ce podcast que j’adore : « Géopolitique » sur France Inter. Il s’agit de l’épisode du 31 mai 2022 dans lequel Pierre Haski, l’hôte, raconte comment, lors d’une émission, Sergei Lavrov, Ministre des Affaires étrangères russe, utilise la langue française pour offrir un parallèle pour justifier la guerre de la Russie contre l’Ukraine.
Cette invasion se justifie totalement à ses yeux, et pour le démontrer, il explique aux journalistes français qui l’interrogent ceci : imaginez que les Belges francophones décidaient de ne plus parler français, que feriez-vous ?
Avant que Pierre Haski continue sa chronique, je m’interroge… Voyons voir… Que ferais-je ? Nos voisins, les Belges, le pays juste au nord de la France, dont une partie de la population parle français, décident de ne plus parler français… En quoi est-ce que cela me concerne ?… J’essaie d’imaginer… Je suppose que ceux qui ont des écoles de français, ou qui éditent des livres en français, seraient chagrinés… Mais concrètement ? Que ferais-je ?…
Sincèrement, je ne vois pas. Et surtout, je ne vois pas en quoi cela nous concernerait, nous, les Français.
Pierre Haski s’est également posé la même réflexion que moi et sa réponse, le titre de cet article, m’a fait hurler de rire tellement le ton était drôle : « Ben, rien ! »
Ben non… Nous ne ferions rien. Pourquoi ? Parce que ce sont aux Belges de décider, pas aux Français.
Alors, oui, je sais, en géopolitique, certains coups bas ont souvent lieu, mais concrètement, je trouve que toute cette réflexion s’articule bien dans mon blog sur le bonheur en général. Il y aurait moins de guerres entre les pays et moins de querelles en général entre les personnes si nous acceptions qu’Autrui puisse avoir un avis différent du nôtre.
Accepter d’autres idées, ce n’est pas mettre nos idées en danger. C’est juste offrir de l’espace pour que d’autres visions apparaissent.
Et les autres n’ont pas forcément tort. Il se peut même que nous ayons tous raison, un peu comme sur ce dessin d’un immense « 6″ dessiné sur le trottoir entre un bonhomme qui le lit « 6″ et l’autre qui lui fait face qui le lit « 9″…
(D’ailleurs je ne me rappelle plus bien, peut-être n’était-ce pas un « 6″ mais un « 9″ dessiné… 😉 )
Quand apprendrons-nous à vivre ensemble, les uns avec les autres ? Ne pas s’opposer à l’autre parce qu’il n’a pas les mêmes idées que moi n’est pas un signe de faiblesse. Ou plutôt, s’opposer à l’autre systématiquement n’est pas une preuve de courage.
Loin de là.
Amicalement,
Joy
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