A-t-on besoin d’être aimés pour devenir intelligent ?

« Pour devenir intelligents, nous devons être aimés ».
Cette phrase me laisse songeuse.
Je l’ai lue au début de quelques pages consacrées à Boris Cyrulnik dans mon magazine « Psychologies » de novembre 2006. A l’époque, il était souvent cité. Depuis, je ne sais pas car je n’achète plus ce magazine. J’ignore si la phrase est de lui ou si l’auteur de l’article a souhaité paraphrasé ses pensées. De Boris Cyrulnik, je ne connais que le mot « résilience » qui définit la capacité à rebondir après un traumatisme. Pour le moment, je n’ai jamais réussi à venir à bout de la lecture de ses livres.
Qu’importe, revenons à cette phrase qui me fascine : « pour devenir intelligents, nous devons être aimés ».
Est-ce vrai ? Si on se souvient de la façon dont étaient traités nombre d’enfants les siècles précédents, j’en doute. En effet, du fait du haut taux de mortalité infantile, on s’attachait beaucoup moins aux enfants qu’aujourd’hui, et on en prenait beaucoup moins soin.
Il me semble que Talleyrand, homme d’Etat et diplomate français, était d’une immense intelligence. Et il me semble aussi qu’il a été élevé en nourrice loin de sa famille d’origine parce qu’il n’était pas le premier né et de fait, pas celui appelé à « prendre des responsabilités dans la famille ».
Mais peut-être a-t-il été aimé cependant par sa nourrice ou toute autre personne de son entourage ?…
J’ignore donc si l’amour est une nécessité pour devenir intelligent, je crois que de nombreuses personnes sont intelligentes malgré un manque d’amour. Mais ce qui est sûrement vrai, c’est que l’amour donne des ailes. L’amour rend intelligent car l’amour nous pousse à aller plus loin, à avancer toujours et encore.
Pourquoi un enfant prendrait le risque d’apprendre à marcher si personne n’est là pour l’encourager, l’applaudir et l’admirer ?…
Pourquoi se battre pour obtenir une promotion, pour gagner la course, pour réussir ce qu’on entreprend, si personne n’est témoin de notre succès ?
Cela ne sert à rien ?… Pas si sûre… Même si c’est effectivement moins valorisant de se battre sans personne pour apprécier nos efforts, il est toujours possible de le faire… pour soi.
Il est en effet possible d’avoir une force intérieure très puissante qui nous entraîne et qui vienne de soi.
L’impératrice chinoise Wu (dont je reparlerai) en est un exemple. Elle s’est battue seule pour devenir la première et l’unique femme « empereur » de Chine parce qu’elle y croyait, parce qu’elle le voulait.
Alors, pour reprendre la citation, oui, l’amour incite à devenir plus intelligent, mais pas forcément l’amour des autres. Peut-être que Talleyrand n’a pas été aimé pendant son enfance (et je crois que son pied-bot avait justement pour origine une maltraitance) mais que lui-même s’aimait assez fort pour « devenir » intelligent.
Et c’est le message que je veux diffuser ici : qu’importe si vous avez été aimé jusqu’à présent ou non, il est toujours possible que vous alliez jusqu’au bout de vos rêves. Il suffit que vous ayez confiance en vous. Les coups durs de la vie peuvent vous faire tomber par terre, mais vous pouvez vous relever. Seuls. Et vous pouvez réussir. Et le goût de la victoire aura une saveur particulière car celle-ci sera entièrement vôtre…
Amicalement,
Joy
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