Un moyen facile d’éviter la souffrance

Parfois le temps me manque pour rédiger le contenu de ce blog mais des idées me viennent aussi je note deux-trois idées que j’enregistre afin de les développer plus tard.
Cette fois, je retrouve ceci dans mes brouillons : un auteur : Alexandre Jollien : « Le philosophe nu ». Et une citation :
« Moins l’on fait cas de soi, moins l’on souffre. Rencontrer véritablement autrui, l’écouter y contribue assurément. »
Si je me souviens d’avoir lu un ouvrage de cet auteur, j’aurais bien été incapable d’en citer le nom. Par contre la citation fait tilt. Car en effet, j’ai bien en tête plusieurs personnes auto-centrées sur leur nombril (dont moi une longue période de ma vie, et peut-être encore parfois maintenant ?) qui se complaisent dans leur malheur.
Mais si, au contraire, on se décentre un peu de soi pour s’ouvrir aux autres, créer un lien véritable avec les autres, on oublie notre souffrance.
Ne serait-ce, hélas, que par comparaison.
Je dis « hélas » car qu’il y ait autant de malheurs dans le monde m’attriste, mais égoïstement je peux aussi choisir d’être heureuse de ne pas être touchée par ce malheur-là.
Le choix est mien.
Quand j’entends que des enfants meurent sous les bombes, je peux soit rester immobilisée par le malheur et râler et me plaindre, soit au contraire me réjouir que les enfants que j’aime soient à l’abri de ces bombes, soit encore agir comme je le peux pour faire cesser ce génocide…
Tout est affaire de choix.
Mais même si Autrui, et heureusement pour lui, n’est pas forcément englouti dans les malheurs, l’écouter et créer un véritable lien avec lui limite également ma propre souffrance d’être humain limité.
Justement parce que mon cerveau est limité et qu’il ne peut pas penser à deux choses à la fois. Si je me concentre sur Autrui, sur sa vie, ses projets et ses rêves, je ne focalise plus sur mes propres limitations.
Et qui sait ? C’est souvent en créer une relation avec Autrui qu’on envisage soudain une nouvelle piste qui nous conduit vers le bonheur. Observer, écouter Autrui me permet également de mieux comprendre ce que je veux ou ce que je refuse pour moi. En cela, ma relation vers Autrui me guide.
« Ah, moi aussi j’aimerais posséder cet objet comme celui de XXX… »
« Oh la la, il ne faut surtout pas que je sois englouti sous les objets comme XXX. Je le plains… »
Qu’importe votre réaction. Cela vous permet de mieux vous connaître et en soit c’est un bon début aussi pour s’éloigner de la souffrance.
😊
Amicalement,
Joy
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