Nos paradis sur terre…

Actuellement je m’interroge sur le lieu que je préfère sur cette Terre… Le lieu qui me ressource, le lieu qui m’apaise…
Un lieu auquel je pense quand je pense au bonheur, un lieu dont il suffit de me montrer la photo pour qu’aussitôt je me sente mieux.
Aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir aller m’y réfugier de temps à autre mais qui sait si je pourrais toujours le faire dans le futur ?
Cette pensée m’angoisse.
Vivre sans mon paradis sur terre, ce paradis que j’ai toujours connu…
Cette idée m’effraie et je n’ose pas trop m’y attarder.
Mais pour le moment je suis dans l’hypothèse : « Et si je ne pouvais plus retourner dans mon paradis terrestre ? »…
Malheureusement, pour nombres de personnes, mon hypothèse est leur réalité.
Leur maison, leur village d’origine, n’existent plus.
Réfugiés à cause des guerres ou à cause du changement climatique, ces personnes ont perdu leur paradis.
Elles ont dû fuir sans retour possible… Ou bien fuir et d’autres ont profité de leur absence pour tout détruire.
Pour des raisons futiles… Des histoires de couleurs de drapeau, de religion, des histoires d’humains. (Le côté sexiste en moi aurait même envie de dire « des histoires d’hommes »… (car les femmes détruisent moins que les hommes en général)).
Tous ceux qui auront participé à une « fresque du climat » (ou se seront un tant soit peu renseigné sur le changement climatique) savent que demain n’importe lequel d’entre nous peut se retrouver affiché comme « réfugié ».
Réfugié climatique… et peut-être un jour réfugié de guerre car plus que jamais le monde est instable et le changement climatique risque d’initier nombre de guerres… Pour l’eau, pour les ressources…
Aussi, quand nous entendons parler de réfugiés, nous devrions ressentir, encore plus qu’auparavant, de l’empathie pour celui qui est notre double dans le miroir.
Aujourd’hui eux et demain nous…
Pourtant étrangement de plus en plus de peuples se referment et l’on rejette ces « étrangers » qui nous renvoient l’image de ce que nous pourrions bien devenir à notre tour.
…quand nous serons privés de notre paradis sur terre.
Et je ne sais pas vous, mais si je suis privée de ce lieu qui me ressource, je vais avoir besoin de tout l’amour du monde pour avoir le courage de continuer ma vie. Je vais avoir besoin d’être inondée de bienveillance et de gentillesse pour survivre.
Est-ce ce que que nous offrons à ceux qui, dès aujourd’hui, ont été privés de leur paradis ?
Amicalement,
Joy
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