Moqueries d’enfants

Fleur décorative

J’allume la radio et je tombe sur une chronique de Claude Halmos. J’apprécie cette femme qui publie régulièrement des billets « psy » dans le magazine « Psychologie ». Ce jour-là, elle parle des moqueries des enfants et de l’importance de les contrecarrer au plus tôt. Une fois de plus, je suis d’accord avec elle.

Elle précise que souvent, l’enfant qui se moque n’est pas heureux, et bien évidemment, sa victime non plus. Elle explique combien il est dommageable pour le « tortureur » aussi que les adultes laissent ces moqueries s’installer.

Ces conseils me renvoient à une discussion récente avec Axel, 6 ans. Ce petit garçon s’est plaint que « les autres de la classe » se sont moqués de lui parce qu’il s’était trompé. Dans le trémolo de sa voix, je comprends que ce n’est pas une anecdote mais bien une blessure morale qui lui fait encore mal. Il insiste : « Tu comprends : tout le monde s’est moqué de moi, tout le monde ! »…

Après quelques questions, j’apprends que sa maîtresse d’école, elle, ne s’est pas moqué. C’est déjà cela. 😉

Mais je comprends bien sa peine, après tout, elle est universelle : tous les êtres humains rêvent d’être aimés et acceptés par leurs pairs et craignent d’être rejetés. Ne serait-ce pas un réflexe tribal issu de nos lointaines origines ? Seul(e), comment survivre ?…

Et les moqueries dans la cour d’école nous renvoient à cette peur ancestrale : celle d’être rejeté(e), d’être mis(e) à l’écart des nôtres, de notre tribu.

D’où l’importance de ne surtout pas minimiser ces moqueries et de les empêcher au plus vite.

Mais, évidemment, il est plus simple de les empêcher quand, en tant qu’adulte, on est soi-même irréprochable ou presque. 😉

Difficile de dire à un enfant : « Ne te moque pas, ne critique pas » si on passe soi-même son temps à insulter et à dénigrer telle ou telle catégorie de population !…

Pourtant, subir des moqueries effiloche notre confiance en nous. Et d’autant plus facilement qu’un enfant est encore très influençable.

Ce qui est amusant, c’est qu’on revient une fois de plus aux mêmes principes, notamment à celui de ne pas « mal parler » des accords Toltèques… 😊

Et, ce qui est intéressant, c’est que, si on applique ces principes, le bonheur rejaillit sur nous-mêmes par ricochet. Je m’explique : à force de critiquer et de se moquer, on finit par croire que tout le monde agit de même. Et la conséquence est la suivante : on se méfie de tout le monde, on se surveille, on n’est plus libre d’agir avec sincérité et sans « réfléchir ». Tandis que, si on prend l’habitude, la saine habitude, de ne pas « médire » d’Autrui, au contraire, la vie devient bien plus facile à vivre car on se retrouve soudain « au-dessus » des ragots, commérages et autres remarques désagréables.

Et là, il est tellement plus facile d’accéder au Bonheur! 😊

Alors, si vous n’avez pas encore pris cette bonne habitude, n’hésitez pas !…

Et si vous avec des enfants autour de vous, soyez vigilant à leur enseigner le respect d’autrui. Il en va de leur bonheur ! 😊

Amicalement,

Joy

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