Les pavés de l’Enfer

« L’Enfer est pavé de bonnes intentions »
Vous connaissez probablement cette citation ? Moi, elle me fascine. Car je considère que finalement, dans le monde, très peu de personnes agissent intentionnellement dans le but de nuire.
Je pense que beaucoup de méchanceté est due à la bêtise de certains, mais que, dans la grande majorité, la plupart des agaceries voire des malveillances sont déclenchées par… des bonnes volontés.
« Mais je croyais bien faire… »
Combien de fois l’avez-vous entendu ? Combien de fois l’avez-vous dit peut-être vous même ?…
Oui, on croyait bien faire.
Les femmes souvent se retrouvent dans cette catégorie. Hélas trop souvent éduquées pour « servir », elles s’auto-transforment en esclaves et ne comprennent pas pourquoi leur partenaire fuit à toutes jambes.
Elles se plient en quatre pour le satisfaire, s’occupent de tout, gèrent tout, ne laissent pas de place au hasard, régentent tout aussi parfois… et ne comprennent pas qu’elles l’étouffent.
Alors que lui, pour peu qu’il soit « Martien » selon la théorie de John Gray dont j’ai déjà parlé récemment, ne cherchera… qu’à se rendre utile.
Les meilleures volontés du monde sont parfois terribles…
A trop vouloir bien faire, certains s’aliènent et se coupent de la joie de vivre, la joie d’agir, la joie d’avoir du temps pour soi, car il y a toujours quelque chose à faire pour Autrui… et malgré Autrui. C’est à dire sans lui demander son avis.
Car oui, c’est super, c’est adorable de se mettre au service d’Autrui, de lui tendre la main, de l’aider, tout ça, c’est parfait. Mais est-ce que l’Autre vous a demandé de vous en mêler ?
Je connais une petite fille qui a enragé quand sa mère lui a offert des beaux meubles roses pour ses poupées mannequins… tout en jetant les meubles que la petite fille avait fabriqué elle-même dans des emballages en cartons recyclés… Et sans lui demander son avis, évidemment.
« Mais je croyais bien faire… »
Personnellement, j’ai déjà été écœurée de mon dessert préféré à force de me le voir proposer systématiquement… « pour me faire plaisir ». Oui, c’est gentil, c’est sûr… Mais où est la communication là-dedans ? Où se trouve l’échange ?… A quel moment a-t-on tendu l’oreille pour écouter l’Autre ?…
Oui, cette citation me fascine de par sa justesse, et en effet : l’Enfer est certainement… très bien pavé. 😉
Amicalement,
Joy

