Le 6e tire-bouchon

Fleur décorative

Conversation avec un interlocuteur très critique. A un moment de la conversation, il évoque son souhait d’acheter un tire-bouchon. Il n’en a pas et envisage d’en acheter un. Parfait. Très bien. Que puis-je ajouter ? Chacun achète bien ce qu’il souhaite. Donc je poursuis la conversation sur ce thème en indiquant que de mon côté je possède effectivement plusieurs tire-bouchons (cadeaux, achats impulsifs) et nous nous retrouvons à détailler mes 5 tire-bouchons. Mon but est de l’aider à choisir celui qui lui plaira. Quand tout à coup la conversation part dans une direction étonnante : mon interlocuteur se met à me pousser à acheter un tire-bouchon.

Un 6e tire-bouchon.

Je n’en aucun désir et je ne vois pas l’intérêt de dépenser de l’argent ainsi inutilement.

Qu’ai-je dit ! Mon interlocuteur, dans une période « toxique », n’a en réalité qu’un seul but : me critiquer. Et le voici à me monter un procès car je ne souhaite pas acheter un 6e tire-bouchon !…

Ma parcimonie se transforme dans ses yeux en radinerie atroce. Je suis désormais une sale pingre près de ses sous, qui ne sait pas se faire plaisir et qui vit chichement.

Intérieurement, cela me fait bien rire. Ai-je réellement d’être engloutie sous les objets pour être heureuse ?

Est-ce que, plus on accumule les objets, on atteint plus de bonheur ?

Mon expérience tend plutôt à démontrer l’inverse. Vivre de trop peu n’est pas forcément souhaitable, mais j’admire plutôt ceux et celles qui ont su faire « le vide d’objet » autour d’eux. A mon avis, posséder même autant de tire-bouchons est un peu excessif…

Pourquoi s’imagine-t-on ainsi qu’il nous faille accumuler des objets pour être heureux ? Et je ne parle même pas de la « course au mieux » avec le téléphone acheté le lundi qui est déjà dépassée par celui sorti le vendredi ! 😉

Moi j’aime posséder moins mais prendre soin de ce que j’ai. Et encore, je possède beaucoup trop de choses. Beaucoup beaucoup trop. Je sais me faire plaisir et à un moment de ma vie j’ai eu la chance de pouvoir me permettre de me faire plaisir (raisonnablement).

Nous avons besoin de peu pour être heureux. Mais nous avons besoin d’un état d’esprit avant tout. Et notre bonheur n’a rien à voir avec les autres. Laissons les autres être heureux et malheureux comme bon leur semble et occupons-nous de notre propre jardin.

Accumuler les tire-bouchons ne me rendra pas plus heureuse.

Mais critiquer et dénigrer son entourage ne rendra pas mon interlocuteur plus heureux non plus.

Plus que de m’inciter à faire un achat, il ferait mieux de s’interroger sur son véritable but derrière tout cela ?

Le bonheur est là, pour chacun d’entre nous.

Briser le bonheur de quelqu’un ne rend pas plus heureux.

Au contraire.

Amicalement,

Joy

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