« Je »…

Aujourd’hui je vais citer un auteur cité lui-même dans une BD. BD que je suis donc en train de lire… 😉
La BD c’est celle de Fabien Toulmé, intitulé « Et travailler et vivre » et je vais parler de la case du bas de la page 91 où il est écrit :
« Antonio Pascale, un écrivain italien, dit d’ailleurs à ce sujet (l’affirmation de soi) : « Aujourd’hui beaucoup de personnes s’affirment et disent « Je » avec plus de force. On peut critiquer cette micromégalomanie, mais le fait de dire « je » est la véritable fracture qui sépare le monde d’hier et le monde d’aujourd’hui. Désormais, le désir d’aller là où le coeur nous en dit s’est répandu, il n’est plus réservé aux artistes romantiques ». » (Extrait du journal Specchio, août 2022).
C’est amusant car la lecture de cette case de BD a aussitôt fait rejaillir en moi un souvenir de quand j’ai démarré dans la vie professionnelle. Je travaillais en équipe avec un autre jeune et notre « chef », plus âgé, est venu un midi nous inviter déjeuner. Évidemment, pendant ce repas, nous avons discuté tous les trois. Il est rare que je parle de moi mais là je me souviens avoir parlé ; je suppose que le responsable cherchait à savoir ce que nous attendions de la vie, de notre métier, comment nous voyions notre avenir, etc.
Et à un moment je me suis tu car j’ai senti que les deux hommes s’échangeaient un regard amusé, comme si ce que je disais les faisait rire mais… à mes dépens.
Plus tard, j’avais demandé au jeune avec qui je travaillais ce qui les avait amusés et il m’avait répondu que je disais toujours « Je ».
Cela m’avait choquée. J’ai trouvé cela injuste. Évidemment que je disais « Je », puisqu’on me demandait de parler de moi !
Mais a priori dans leur culture cela ne se faisait pas.
J’avoue que, des années après, je ne sais toujours pas vraiment ce qui les avait surpris et ce que j’étais censée avoir fait.
Mais ce dont je suis presque certaine, c’est que je suis plus heureuse que le « chef » (je n’ai plus de nouvelles du plus jeune). Même s’il est délicat de savoir qui est heureux et qui ne l’est pas.
Mais il est vrai que oui, je dis « Je » très souvent, oui, je m’affirme, oui, je sais ce que je veux et je fonce pour l’avoir.
Et oui, je suis heureuse.
Mais mon bonheur n’a pas vocation à empêcher les autres à être heureux également, au contraire. Et encore tout à l’heure, je demandais à mon Cher et Tendre ce qu’il avait envie de faire, là, au fond de ses tripes, s’il avait le choix et aucune contrainte.
C’est une question que nous devrions nous poser régulièrement et seules les phrases commençant par « Je » sont autorisées pour y répondre…
Si vous commencez par : « Si les autres sont d’accord… », c’est mal barré. 😉
Exprimez d’abord ce que vous voulez et négociez ensuite. Mais l’important est de prendre conscience soi-même ce qu’on a envie de faire.
On n’est pas à la place des autres. On ne peut pas savoir.
Et si vous proposez à ces jeunes parents de venir déjeuner avec vous l’excellente nourriture que vous leur proposez et qu’ils refusent poliment une fois, deux fois, trois fois. Cessez d’insister. Ils sont probablement crevés et aimeraient profiter de la sieste du bébé pour dormir eux aussi… 😉
A chacun ses passions, à chacun ses choix !
Nous sommes tous différents et c’est très bien ainsi.
Alors exprimons-nous ! 😊
Amicalement,
Joy
Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :
Se connaître pour des vacances réussies
Bienvenue !… Vous êtes sur le blog “joy369”, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 1400 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de laisser un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper “joy369” dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… 😉
