Distanciation sociale des fraises

Je reviens du marché et je range les fruits et les légumes que je viens d’acheter. Par souci d’éviter qu’une fraise s’abîme et ne contamine toutes les autres, je les dispose délicatement les unes à côté des autres sur un plateau.
Délicatement car justement, cela s’abîme vite ces petits fruits-là. Pas envie de les taler.
En les maniant précautionneusement, je m’en amuse : on dirait que je fais de la « distanciation sociale de fraises »…
Elles sont toutes ensembles, sur le même plateau, mais pas collées les unes aux autres. Elles sont légèrement distantes les unes des autres.
Comme cela si l’une d’elle pourrit, elle ne contaminera pas les autres fraises.
Cette « distanciation des fraises » leur permet de rester plus belles plus longtemps… 😊
Comme évidemment je tire un parallèle avec la pandémie qui grignote le monde depuis un an et demi, je m’amuse à faire le parallèle avec les fraises. Est-ce que les fraises font la tête parce qu’elles ne sont plus collées les une aux autres ? Est-ce qu’elles râlent dans leur langage de fraise pour réclamer à corps et à cris une protection, par exemple un emballage de muffins, afin d’être bien sûre de ne pas attraper la maladie de l’autre ?
Est-ce que, si je leur apportais ce petit emballage de papier ou de silicone et que je les emmaillotais les unes après les autres, ne râleraient-elles pas encore pour se plaindre que je les prive de liberté ?
Ne serais-je pas soudain un vilain dictateur pour avoir voulu les protéger ainsi ?
Et si j’arrivais à trouver une protection pour éviter le pourrissement. Quelque chose, je ne sais pas, disons les enduire de miel ? Ou d’huile d’olive ? (je n’ai jamais essayé)… Bref, imaginons que j’invente une sorte de « vaccin anti-pourrissement » pour mes fraises. 😉
Est-ce que mes jolies petites fraises accepteraient toutes ce bain d’huile ou de miel ?
Est-ce, même si j’avais prouvé sur des centaines de millions de fraise que c’est efficace contre le pourrissement, est-ce qu’il n’y aurait pas une minorité de fraises qui râleraient quand même ? Voire même qui sauteraient du plateau pour rouler sous mes pieds afin de manifester leur colère ?
Imaginons le pire : peut-être même profiteraient-elles de la nuit pour se glisser près de la bouteille d’huile d’olive et la renverser par terre ?
C’est compliqué…
Mais heureusement, ce ne sont que des fraises, et il ne tient qu’à moi de les manger vite pour éviter leur pourrissement… 😉
Amicalement,
Joy
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