Abondance et dénuement

Fleur décorative

Je lis un livre fabuleux sur le Vietnam : « La petite marchande de souvenirs », très d’actualité puisque le sujet est une épidémie inconnue qui prend de l’ampleur et menace tout le monde…

Mais ce n’est pas de cela dont je souhaite parler aujourd’hui, mais d’une citation :

« A son vif soulagement, elle portait maintenant des gants de latex, mais il la soupçonnait de ne pas les jeter après usage, élevée dans cette culture du dénuement où le gaspillage est un péché contre les siens. »

Le dénuement…

La culture du dénuement…

J’ai la chance de n’avoir jamais connue personnellement de famine, mais j’ai en moi cette culture du dénuement. Moins que d’autres personnes que j’ai rencontrées dans ma vie qui ne laisseront jamais un grain de riz dans leur assiette, mais quand même.

Dans la fable de la Cigale et de la Fourmi, je suis fourmi. Une fourmi qui a appris à apprécier l’été et qui sait en profiter avec un immense bonheur, mais fourmi quand même.

Et, comme toutes les fourmis, je connais également des cigales… 😉

Des personnes qui vivent dans l’abondance et qui font bombance et qui gaspillent gaspillent gaspillent…

C’est bête mais c’est un peu comme la fumée de cigarette : ces personnes m’énervent. Elles m’énervent car je prends leur gaspillage personnellement. Tout comme le fumeur à la terrasse du café va empuantir (et empoisonner, car la fumée est nocive pour la santé !) toutes les personnes aux alentours, celui ou celle qui gaspille ne gaspille pas seulement « ses » biens. Mais les ressources de notre planète commune.

Alors oui, ce n’est pas moi mais bien Untel qui a acheté tel aliment qu’il a oublié de consommer ensuite et qui finit à la poubelle. C’est lui qui l’a payé, et non pas moi qui essaie de gérer au mieux mes achats alimentaires pour ne pas les gaspiller. Mais c’est quand même du gâchis.

Idem pour le jouet inutile, l’objet de décoration qui ne sert à rien ou le centième élément de mode…

Je ne jette pas la pierre, moi aussi j’ai mes côtés Cigale…

Mais nous voici : partagés entre abondance et dénuement.

Et ceux qui ont vécu la pauvreté, la faim, auront peut-être plus tendance à verser dans « la culture du dénuement », même si cette expérience n’a pas été vécu personnellement mais par sa famille, ses ascendants ou son peuple.

Mais nombre de ceux qui ont vécu ce dénuement et qui se retrouvent d’un coup « riches » d’argent versent à leur tour dans l’abondance. Et le gaspillage…

Il faudrait que nous soyons assez sages pour apprécier l’abondance de notre vie, notre richesse culturelle, notre joie à apprécier les instants, mais que nous trouvions un équilibre pour ne pas « gaspiller » ce que notre jolie planète peut nous offrir…

Pas forcément évident, mais c’est un objectif nécessaire…

Amicalement, Joy Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici : La peur de la mort Le pain de la cantine Et puis Vincent Bienvenue !… Vous êtes sur le blog “joy369”, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 1100 articles sur ce thème. Si cet article vous a plu, merci de laisser un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper “joy369” dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… 😉